Jean Morély vs Jean Calvin: a heretic at the court of Jeanne d’Albret.
Lecture series by early-career researchers in the history of the Reformation.”

Jeanne III d’Albret, reine de Navarre. François Clouet, portrait au crayon (détail), années 1560, Paris, BNF
In 1566, the Queen of Navarre, Jeanne d’Albret, an influential figure within the Huguenot nobility, welcomed Jean Morély to her court. Morély had been accused of heresy by the Geneva consistory. Critical of the discipline imposed by Calvin on the churches, he advocated a more democratic form of organization that granted a central role to the active participation of the faithful. By offering him a platform from which to disseminate his ideas, Jeanne d’Albret risked creating a dangerous rift within the French-speaking Reformation. Why did this sovereign—long loyal to Geneva—place her trust in a man whose views were so unorthodox?
Nicolas Thiry (b. 1999) completed a Master of Arts at the University of Geneva. He specializes in the study of the early phase of the Wars of Religion, with particular attention to the Béarn and Navarrese context of the sixteenth century. A secondary-school teacher, he also works as a guide and cultural mediator at Espace Saint-Pierre (archaeological site, cathedral, and towers) and for the museums of the city of Nyon.
Jean Morély contre Jean Calvin, un hérétique à la cour de Jeanne d'Albret
Cycle de conférence des jeunes chercheur.euse.s en histoire de la Réforme

Jeanne III d’Albret, reine de Navarre. François Clouet, portrait au crayon (détail), années 1560, Paris, BNF
En 1566, la reine de Navarre, Jeanne d’Albret, figure influente de la noblesse huguenote, accueille à sa cour Jean Morély, accusé d’hérésie par le consistoire de Genève. Critiquant la discipline imposée par Calvin aux Églises, il prône une organisation plus démocratique qui accorde une place centrale à une participation active des fidèles. En lui offrant une tribune pour diffuser ses idées, Jeanne d’Albret prend le risque de créer une fissure dangereuse au sein de la Réforme francophone. Pourquoi cette souveraine fidèle depuis toujours à Genève, fait-elle confiance à un homme aux opinions si peu orthodoxes ?
Nicolas Thiry (1999) a achevé un master ès lettres à l’Université de Genève. Il s’est spécialisé dans l’étude de la première phase des guerres de Religion, et plus particulièrement le contexte béarnais et navarrais du XVIe siècle. Enseignant dans le secondaire, il est guide et médiateur culturel à l’Espace Saint-Pierre (site archéologique, cathédrale et tours), ainsi que pour les musées de la ville de Nyon.