Fluxus Maladie

Exposition de restitution de la résidence Excellence Métiers d’Art de It’s Our Playground avec les DnMade design graphique de l’Ésaab

It’s Our Playground

FLUXUS MALADIE
RESTITUTION DE LA RÉSIDENCE EXCELLENCE MÉTIERS D’ART DE IT’S OUR PLAYGROUND – CAMILLE LE HOUEZEC & JOCELYN VILLEMONT
AVEC LES ÉTUDIANT·E·S DNMADE DESIGN GRAPHIQUE DE L’ÉSAAB SUR UNE PROPOSITION DE FRANCK BALLAND
11.12.21–29.01.22
VERNISSAGE LE 11.12.21 14H–19H

Il existe sur la quasi totalité des smartphones actuels une fonctionnalité permettant de visualiser le temps que l’on passe chaque jour devant son écran. L’information y est présentée sous la forme d’un tableau statistique, traversé dans sa longueur par une ligne représentant la valeur moyenne de l’usage de chacun·e, et par l’indication, sous forme de barre verticale, du calcul journalier de temps effectif passé sur son appareil. La consultation de ces données peut être surprenante, puisqu’elle vient poser sur une réalité vécue empiriquement la traduction froide des chiffres. Une exploration plus attentive de ce décompte, qui propose alors de révéler « toute l’activité », pourra s’avérer encore plus troublante : on y découvrira, clairement répertorié, le temps passé sur chaque application – et donc, en creux, l’usage réel que l’on fait de son mobile. (…)
C’est à partir d’une réflexion prenant appui sur ce constat, et partagée avec les étudiant·e·s en design graphique de l’Ésaab, que s’est engagée la résidence qui donne désormais lieu à l’exposition visible chez Ravisius Textor. Nos smartphones accompagnent le moindre de nos mouvements, ils constituent également un écrin possible pour conserver des images, des textes, des idées sous n’importe quelle forme dont on souhaite préserver la précieuse présence auprès de nous. Ainsi les réalisations montrées, et mises en situation par les peintures murales pensées par Camille et Jocelyn, nous livre une impression dense et joyeuse de ce qui occupe les espaces de stockage de ces appareils. Certaines propositions s’appuient sur une approche critique de nos usages, quand d’autres leur apportent un regard amusé ou des considérations plus techniques. L’ensemble donne quoi qu’il en soit à voir une image, plus qu’un commentaire, de ce que produisent nos existences numériques.
Franck Balland