Le petit garçon qui avait mangé trop d'olives

Les compagnons de Pierre Ménard

  • Culture
Aurélia Allemandou

Deux langues : deux façons de regarder le monde

Il était une fois un petit garçon aux oreilles cassées mais aux yeux d’or. On est prêt à plonger dans le conte et suivre, en français et en langue des signes, le petit héros courageux et ses sept frères et soeurs, mais la comédienne s’arrête, et digresse. Ce conte est un miroir, une surface de projection de ses souvenirs d’enfance. La sienne et celle de son père, enfant devenu sourd, ouvrier espagnol devenu immigré, illettré devenu amoureux érudit de la langue des signes qu’Isabelle Florido et Igor Casas manient à merveille. Elle est leur langue maternelle, une drôle de langue, belle et poétique.

théâtre, autobiographie, langue des signes, création