Apagne Boucane

Cette exposition est l’aboutissement d'un voyage en Casamance. Il crée entre lui et les habitants une relation de confiance. Pour Christophe l’image devient vivante, elle va au-delà du souvenir.

  • Culture
Christophe Garbage

Christophe Garbage est né en 1976 dans la région Bordelaise, il découvre la photographie à travers son père qui en pratiquait un peu. C’est en 1998, lors de son premier voyage au Sénégal qu’il achète son premier appareil photo argentique, un Canon. Autodidacte, il parcourt l’Afrique de l’Ouest avec son boitier.

Attiré par les métiers du spectacle, il rentre dans le milieu de la vidéo. Il devient cadreur monteur en vidéo tout en continuant sa recherche photographique autour des gens.

En 2004, il fait partie du collectif le Ratelier, association travaillant autour de l’animation vidéo.

Deux des membres créent les Graphistoleurs, plus spécialisés en captation de concert. Il commence alors à demander des accréditations pour faire des photographies de concert sur son temps libre.

Pour lui, la photographie permet de se rapprocher des personnes, de saisir un instant, un moment de vie. Aujourd’hui, son travail photographique est essentiellement tourné vers la photographie de spectacle vivant.

On peut trouver ses photos sur le webzine musiques en live. (www.musiques-en-live.com)

Inspiration :

Nick Brandt - Le noir et blanc -

«Birdy» (1984) Real : Alan Parker -

Thomas Carli Jarlier - Tatoueur en noir et blanc -

Pixelle - Photographe de concert et de plateau de cinéma -

Antoine de Maximy - Journaliste de guerre -

Titouan Lamazou - navigateur artiste et écrivain -

L’histoire de cette exposition a pour point de départ un voyage au Sénégal en 2009. Ayant déjà vécu pendant deux ans là-bas, Christophe veut y retourner pour découvrir la Casamance. Il y va, accompagné d’une musicienne qui souhaite travailler avec le percussionniste d’un des quartiers du village de M’Lomp.

Le quartier ce n’est que 3-4 maisons distante de 500 mètres chacune. Il se présente aux habitants, se balade autour de la maison où il habite. Ce n’est que les 6 derniers jours qu’il sort l’appareil photo. Il devient vite le photographe du quartier. Les enfants le prennent par la main pour l’amener faire des portraits des différentes personnes.

Passée l’effervescence des photographies posées, il se fait oublier; il peut alors aller chercher l’instant qui montre la personne, son expression, sa vie. Il crée entre lui et les habitants une relation de confiance. Il fait tous les portraits demandés, et mettra un point d’honneur à revenir deux ans plus tard, avec un book contenant 600 photos, pour rendre leurs images aux différentes personnes.

Cette exposition est l’aboutissement de ce voyage, un commencement de ce qu’il fera plus tard. A M’Lomp, il travaille le portrait ; pour lui l’image devient vivante, elle va au-delà du souvenir.

L’exposition

06 mars au 27 avril 2018

Il recherche la photographie prise sans pose. Les habitants du village le connaissent, savent qu’il est là, mais ils ne font plus attention à lui, il peut laisser libre cours à sa photo. C’est l’ambiance de cette vie là-bas qu’il a voulu retrouver dans cette exposition. La proximité des personnes, leur accueil et leur culture. La matière donne un coté de bric et de broc, de récupération (le bois, le carton, le métal, le plastique). Dans leur quotidien, les habitants font avec ce qu’ils ont, avec ce qu’ils peuvent.

Le portrait ? Un hasard car en prenant des photographies, Christophe se rend compte que pour lui le visage dit beaucoup. Quelles sont les questions que se posent les gens juste avant la photo ? Quelle vie se trouve derrière ces personnes ?

Le noir et blanc ? Une évidence. Christophe connaissait le travail de Nick Brandt et sa photo avec l’éléphant et la poussière. Les photographies n’existent pas en couleur, l’appareil photo a été réglé dès le départ en noir et blanc virage orange (plus de « orange » dans la photo), ce qui donne une photographie plus chaude.

Il retournera souvent à M’Lomp sans appareil pour passer du temps avec ses amis.

«Apagne Boucane» se traduit par «Celui qui aime ou qui va vers les gens».

Tous les soirs, lorsque les habitants ont fini leur journée, ils se retrouvent ensemble pour discuter autour d’une bougie.

Un soir, la vielle dame du quartier commence à parler. La maman des jumeaux, lui explique qu’elle est en train de parler de lui. Elles discutent toutes les deux pendant 5 min. Au bout d’un moment la maman des jumeaux lui dit : «elle vient de te donner un nom».

Photographie, Portrait, noir et blanc

A propos du lieu

rue aristide briand 33150 cenon

Créé par Anne-Lise RAUZY mardi 20 mars - 11:39