Muséum : Exposition Magies-Sorcelleries

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Magie blanche, magie noire, sorcières, enchantement, prestidigitation…

Entre réalité et illusion, entre savoirs et croyances, la magie cherche à donner du sens aux événements, aux moments heureux et malheureux. Le Muséum de Toulouse s’est associé au musée des Confluences de Lyon pour proposer une exposition unique en son genre autour des magies et des sorcelleries. Mêlant collections historiques des deux musées et dispositifs magiques, cette exposition explore l’universalité et l’intemporalité des magies.

Du surnaturel au Muséum d’histoire naturelle de Toulouse ?

L’exposition toulousaine nous conduit à éprouver cette frontière entre savoirs scientifiques et savoirs occultes, une frontière pas si étanche qu’il n’y paraît de prime abord. Le parcours de l’exposition convoque plusieurs disciplines et met en scène toutes les ambivalences entre rationnel et irrationnel entre le croire et le savoir.

La modernité pour évoquer les traditions magiques toulousaines

Scénographiée par Marion Lyonnais de l'agence Fakestorybird, l'exposition, résolument contemporaine, vient s’ancrer dans la continuité d’une longue tradition magique toulousaine. On y découvre par exemple la lanterne magique d’Eugène Trutat, ancien conservateur et directeur du Muséum de Toulouse qui, pour donner ses cours, détournait cet objet de magie pour le transformer en objet de pédagogie scientifique.

Un parcours sensitif

La scénographie, sensible et créative, crée une relation magique et déroutante avec le visiteur. .. Elle s’approprie des géométries abstraites, des effets d’illusion, des vibrations, des incertitudes spatiales. Des jeux optiques, détournent le réel et invitent à voir l’invisible... Le parcours requiert toute l’attention du visiteur et perturbe ses sens. Ainsi il est invité à penétrer une forêt, entrevoir les cycles de la lune, parcourir des collections végétales et minérales, reconnaître le cercle des ressources naturelles qui réunit l’eau, l’air, la terre et le feu, ou encore approcher le bestiaire sorcier : jaguar, loup, renard, corbeau, lièvre…

Des magies féminines (nistes?)

Une partie de l’exposition toulousaine est consacrée à la figure contemporaine de la sorcière, en lien avec l’éco-féminisme et le néochamanisme. Le visiteur est invité à réaliser une visite numérique accompagné par une sorcière contemporaine, Marie Lisel, maîtresse praticienne en hypnose éricksonienne, mais aussi «Sorqueer» (sorcière queer éco-féministe). Elle propose un parcours ponctué de haltes hypnotiques devant certains objets représentatifs de l’exposition. L'expérience ne laissera pas indifférent...

*Parcours sonore d'auto-hypnose *

Guidés par la voix de Marie-Lisel, sorcière contemporaine et praticienne de l'auto-hypnose, les visiteurs iront à la découverte de leur magie intérieure, à travers un parcours sonore d'auto-hypnose. Une création sonore d'ambiance jouant sur les rythmiques et les envoûtements les aidera à se mettre en condition. Cette “sorqueer”, comme elle se définit elle-même, les invitera à se projeter sur les particularités de certains objets présentés et sur les mémoires collectives qui y sont associées. Le visiteur puisera ensuite au fond de lui ses propres perceptions. Une expérience atypique et inédite…

Autour de l'exposition

Une saison culturelle très envoûtante

Conférences, parcours sonore d’auto-hypnose, visites fantôme, dessins de chercheurs approximatifs et de savants fous…

La saison culturelle du Muséum, conçue autour de l’exposition, promet d’être tout à la fois mystérieuse, enchanteresse, occulte et surprenante.

En un mot : magique...

Nature & Sorcellerie : les sorcières en ligne

Au Moyen-âge, le grimoire désigne un ouvrage écrit en latin, mélange de recettes diverses pour guérir les maux, conjurer ou invoquer les démons, fabriquer des talismans ou des amulettes, lever ou jeter des sorts… Aujourd'hui, le Muséum de Toulouse invente le grimoire numérique.

Plongez dans le monde des sorcières à travers 4 portraits emblématiques. Chacune vous invite à voyager dans le temps et retracer l’histoire de la sorcellerie, depuis les légendes de l’Antiquité jusqu’au retour contemporain de cette figure féminine puissante.

Animaux symboliques, plantes guérisseuses, minéraux aux pouvoirs étonnants, livrent tour à tour leurs secrets au gré d’une exploration dont vous êtes le seul maître...

Sans nul doute, ce grimoire des temps modernes va aiguiser votre curiosité, vous inciter à explorer, à aller plus loin…

Plus d'infos 

Site du Muséum 

//www.youtube.com/embed/7m0sxSkrwSo

Infos pratiques 

Exposition du 19 décembre 2020 jusqu'au 2 janvier 2022.

A propos du lieu

Le Muséum de Toulouse, bordé par le Jardin des plantes, est un musée au carrefour du monde des sciences, de la culture, de la pédagogie, des enjeux et des questions de société. Il invite le visiteur à s'interroger sur son rapport au monde vivant qui l'entoure. En 1796, Philippe Picot, titulaire de la première chaire d'Histoire naturelle à Toulouse et directeur du Jardin des plantes, transfère son cabinet et ses collection dans un ancien monastère. C'est la naissance du Muséum. 200 ans plus tard, un million de visiteurs sont passés dans ces murs historiques pour découvrir le rapport qu'entretient l'homme avec la nature qui l'entoure, à travers son histoire et les défis majeurs qu'il rencontre. La terre, l'homme et les grands défis de l'avenirL'exposition permanente est composée de plusieurs espaces qui présentent, comme autant d'étapes d'un même voyage, la Terre, le vivant, la vie dans le temps, les besoins de l'Homme et les perspectives qui s'offrent à lui. Des expositions ponctuelles ou itinérantes, une bibliothèque ainsi que de nombreuses animations et conférences participent d'une programmation ambitieuse et accessible. Le jardin botanique Henri Gaussen et les jardins du Muséum complètent la visite en présentant une grande diversité de plantes. Une promenade fascinante à faire en famille.  Punch, Twiga et le quetzalcoatlus Dès l'entrée on est accueillis par Punch, l'éléphant naturalisé qui fut une vedette du cirque Pinder, et le squelette impressionnant d'un quetzalcoatlus, deuxième plus grande espèce volante de la préhistoire. En juilllet 2016, ils ont été rejoints par Twiga, une girafe d'Abyssinie de 5m40, dont la naturalisation a pu être suivie par le public. 

Accès: Métro : ligne B – stations arrêt Carmes ou Palais de JusticeTram : ligne T1/T2 - terminus Palais de JusticeBus : ligne 31 - arrêt Jardin Royal, bus 44 arrêt Grand RondVélô-Toulouse : station allée Jules-Guesde en face de l'entrée du Jardin des plantes