Jean Dieuzaide : 60 ans de photographie

Culture

Photo de l'exposition

Rétrospective à l'occasion du centenaire de sa naissance 

Une rétrospective inédite

À l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Dieuzaide, la Mairie de Toulouse consacre une grande exposition rétrospective à ce photographe d’envergure. Ayant acquis la plus grande partie de son fonds photographique, elle présente plus de 200 oeuvres et archives, parfois inédites, révélant le talent d’un artiste capable de transcender le réel et le rôle d’un homme essentiel pour la reconnaissance de la photographie.

Dieuzaide connu et inconnu

L’exposition propose à la fois des oeuvres bien connues du public comme La petite Fille au lapin, Le chapeau de mon père sur la musique de ma mère et des photographies peu présentées, voire jamais exposées. Une relecture de l’oeuvre a permis de mettre en lumière des facettes moins explorées, de découvrir des oeuvres pourtant sélectionnées par le photographe, mais qui sont restées le plus souvent dans ses cartons comme Hommage à Moussorgsky, Citrouille, Dialogue chez mes beaux-parents à Tarbes ou bien encore Parachutisme. Une attention particulière est dédiée à des photographies prises en reportage où Dieuzaide laisse en suspension le décisif et met à distance l’événement.

Dieuzaide, un grand professionnel, un artiste

Comme les photographes de sa génération, grand professionnel, Dieuzaide répond à des commandes pour les sociétés de la région toulousaine : Pechiney, Aquitaine chimie, AZF, Sud-Aviation et Aérospatiale…L’exposition montre le photographe en action en une dizaine de portraits, son atelier dont il a dessiné les plans, sa participation à différents groupes professionnels. En majesté sur les cimaises figurent des prises de vue exceptionnelles sélectionnées par l’artiste : Deux Concordes en stationnement, Four solaire de Mont-Louis...

Collaborateur de plusieurs maisons d’éditions, Dieuzaide effectue de nombreux reportages en France, en Sardaigne, dans la péninsule Ibérique, en Turquie et signe une trentaine d’ouvrages. Plusieurs photographies sont devenues des icônes. La part humaniste de l’oeuvre figure en bonne place dans l’exposition qui offre bien d’autres merveilles d’une oeuvre riche et singulièrement plus complexe.

Hors de toute commande, Dieuzaide effectue des recherches personnelles à la prise de vue et au laboratoire. L’exposition en propose un large éventail puisé dans la célèbre série Vacances dans ma maison, mais aussi Le brai ou bien encore Recherches pour l’exposition de l’électronique.

Des oeuvres des reportages et des archives

L’exposition offre 148 oeuvres, et 81 documents dont la plupart proviennent du fonds Jean Dieuzaide conservé au archives municipales de Toulouse. Des planches contact, des contacts agrandis, des livres, des périodiques, des films mettent en perspective l’oeuvre et ses conditions d’élaboration dans le contexte artistique et culturel des Trente Glorieuses et des décennies suivantes. Les oeuvres dites artistiques et les photographies de reportage sont différenciées dans leur présentation sur les cimaises alors que les archives prennent place dans des vitrines.

Françoise Denoyelle, Commissaire de l’exposition

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Conférences à venir (décembre 2021 - janvier 2022) 

  • Jean Dieuzaide, 60 ans de photographies - 7 décembre 2021 à 18h30 : Françoise Denoyelle, historienne de la photographie, commissaire de la rétrospective Jean Dieuzaide au réfectoire des Jacobins.
  • Une traversée de l'oeuvre de Jean Dieuzaide à travers les collections de la BNF - 18 janvier 2022 : Dominique Versavel, conservatrice des collections de photographies du XXe siècle, Département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France.
  • Le fonds Jean Dieuzaide aux archives municipales de la Ville de Toulouse - 25 janvier 2022 : Stéphanie Renard, photographe et iconographe en charge du fonds Dieuzaide aux Archives municipales de Toulouse.
  • Jean Dieuzaide et la galerie du Château d'Eau, une utopie toujours vivante - 1er février 2022 : Christian Caujolle, journaliste historien de la photographie, directeur artistique de la Galerie du Château d’Eau.

Tout le programme

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Plus d'infos 

Site du Couvent des Jacobins 

Infos pratiques 

  • Du 4 décembre 2021 au 6 mars 2022
  • Lieu : Réfectoire du couvent des Jacobins

A propos du lieu

Un lieu patrimonialLe couvent des Jacobins est l’un des édifices les plus originaux de la ville. Maison-mère de l’Ordre des Dominicains, fondé pour lutter contre le catharisme, il fascine par son architecture, ample et lumineuse, caractéristique du gothique méridional. A l'intérieur le célèbre "palmier" des Jacobins et ses 22 nervures soutiennent le chœur de l’église. Siège de l’université de Toulouse, il abrite les reliques de Saint-Thomas d’Aquin. L’édifice restauré a retrouvé sa splendeur d’antan, les vitraux modernes diffusent une lumière variant au fil des saisons.Le superbe cloître accueille différents évènements culturels tout au long de l'année : des concerts, des festivals dans le cloitre et des expositions dans l’ancien réfectoire du couvent.Un peu d'histoireToulouse est le berceau de l’ordre des Frères prêcheurs, créé en 1215 par Saint Dominique.Entre 1230 et 1385, les dominicains bâtissent l’ensemble conventuel des Jacobins. Il est intéressant de noter que grâce à sa grande popularité, le couvent dominicain de la rue Saint-Jacques à Paris a donné son nom, " Jacobins ", à tous les couvents dominicains de France.L’ensemble conventuel s’agrandit au cours des siècles suivants avec la construction, au nord de l’église, du cloître, du réfectoire, de la salle capitulaire et de la chapelle Saint-Antonin.Dans cette construction totalement réalisée en briques, le contraste est spectaculaire entre l’aspect massif, voire austère de l’extérieur et l’extraordinaire légèreté de l’architecture intérieure. Ainsi, une double nef est séparée par d’immenses colonnes, d’où jaillissent des voûtes d’ogives en étoile qui se terminent par le rayonnement des nervures du gigantesque et célèbre " palmier des Jacobins ".A cette architecture d’avant-garde s’ajoutent des couleurs chatoyantes, habilement réparties pour faire vibrer l’édifice sans nuire au rigoureux agencement des volumes et des surfaces.Le Couvent des Jacobins a fait l’objet d’une vaste rénovation, terminée en 2015 et que les visiteurs ont pu découvrir à travers l’événement "Quoi de neuf sous le palmier des Jacobins ?". 

Accès: Métro : ligne A - station CapitoleBus : navette cenre-villeVélôToulouse : station n°112 - 66 rue Pargaminières