L’AFFAIRE DRUAUX

Conférence du mardi

Lettre d’Élisabeth-Charlotte de Bavière, princesse palatine, duchesse d’Orléans, à Mme de Ludres. Saint-Cloud, 1716. (Extrait) Universitätsbibliothek Heidelberg ©

Lettre d’Élisabeth-Charlotte de Bavière, princesse palatine, duchesse d’Orléans, à Mme de Ludres. Saint-Cloud, 1716. (Extrait) Universitätsbibliothek Heidelberg ©

Dimanche de Pâques de l’année 1887 à Malaunay. Ce jour-là, la vie paisible de ce petit bourg des environs de Rouen est bouleversée par un drame survenu au café que tiennent les époux Druaux. Vers midi, dame Druaux ouvre violemment ses volets et crie à la fenêtre qu’elle vient de découvrir les cadavres de son mari et de son frère jusqu’alors bien portants. L’autopsie va conclure que les deux hommes sont morts d‘empoisonnement. Pour bien des raisons, Pauline Druaux n’a jamais été très appréciée dans la commune et on ne tarde pas à accumuler les preuves de sa culpabilité sans qu’elle parvienne à se défendre. Accusée de meurtre par empoisonnement, elle est condamnée par le tribunal de Rouen à la prison à vie. Elle n’échappe à l’échafaud que parce que son avocat a pu convaincre les jurés qu’elle avait des circonstances atténuantes. Elle est incarcérée à Compiègne dans une prison réservée aux grandes criminelles. Tout en serait resté là, si au cours des années qui suivent on n’avait pas vu se multiplier des évènements troublants dans l’ancien café Druaux. Les patrons qui s’y succèdent sont régulièrement victimes de malaises sévères. L’un de ces malaises sera même mortel. L’émotion est assez grande à Malaunay pour qu’on reprenne l’enquête. Cette fois, l’innocence de Pauline Druaux est formellement établie. Un nouveau procès se tient au tribunal d’Amiens : elle est acquittée. Elle aura passé neuf ans en prison, les neuf ans nécessaires pour que soit identifié le vrai coupable. (GN)

conférence

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21 place Clemenceau 80100 Abbeville