Károly Kós — l’architecte le plus hongrois du 20e siècle

Exposition prolongée jusqu'au 24 avril 2021 !

Varjúvár

En attendant de vous accueillir très bientôt, voici un aperçu de notre nouvelle exposition dédiée à l'architecture de Károly Kós.

Le nom de Károly Kós est tout aussi évocateur pour les Hongrois de Hongrie que pour ceux de Roumanie, de Transylvanie. Architecte, défenseur du patrimoine, écrivain, organisateur de la communauté, il représente l’attachement tant à la nation hongroise et au pays natal, la Transylvanie, qu’à l’architecture européenne nourrie par la tradition populaire.

Plusieurs disciplines le revendiquent : l’architecture, l’histoire de l’art, histoire de la littérature, l’historiographie, l’ethnographie, les études hongroises. La complexité et la diversité de son activité doivent expliquer le fait qu’aucune exposition n’ait encore été consacrée à l’ensemble de son œuvre. La nôtre n’est pas une exception, elle se concentre sur un seul aspect — certes le plus marquant — de son travail : l’architecture. L’exposition est divisée en trois parties. La première (Architecte) retrace la vie et le parcours de Kós jusqu’à la Première Guerre mondiale, période qui voit naître et se réaliser ses plus importants projets. La deuxième partie (Istanbul) donne un aperçu de l’activité de Kós à Istanbul pendant la Première Guerre mondiale : le jeune architecte évite l’enfer de la guerre et écrit, alors qu’il bénéficie d’une bourse de l’Institut hongrois récemment créé à Constantinople, la première monographie moderne inspirée d’une approche urbanistique de la capitale de l’Empire ottoman. La période stambouliote de Kós peut être mise en parallèle avec l’activité de Le Corbusier, l’un des architectes les plus marquants du 20e siècle, qui au même moment, s’intéressait à l’envoutante métropole orientale. La troisième partie (Transylvanie) est consacrée à la période d’après-guerre de Kós : installé dans la Transylvanie rattachée à la Roumanie, il organise la vie de la minorité hongroise tout en continuant son travail d’architecte et en élargissant son activité littéraire. L’exposition propose de nombreuses photos et plans et présente dans la salle de l’étage supérieur une sélection de ses œuvres majeures.

À l’occasion du 100e anniversaire du traité de Trianon, son parcours constitue, pour les nouvelles générations, un exemple positif et riche d’enseignements.

L’exposition est le fruit d’une collaboration entre l’Institut hongrois de Paris, les Archives de la ville de Budapest (BFL), le département d’architecture Ybl Miklós de l’Université d’Óbuda. Commissaires de l’exposition : Anthony Gall et István Kenyeres (BFL). Avec la collaboration de Beáta Fabó (BFL).

Entrée libre