PAUILLAC (33) : Redécouverte d'une église du XIXe siècle

Avec Claire Steimer, du service Patrimoine et Inventaire de la région Nouvelle-Aquitaine, venez décrypter l’architecture et pousser la porte de ce monument à la fois familier et méconnu.

© Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel – Claire Steimer

Avec Claire Steimer, du service Patrimoine et Inventaire de la région Nouvelle-Aquitaine, venez décrypter l’architecture et pousser la porte de ce monument à la fois familier et méconnu.

Le réaménagement du centre-ville et du parvis de l’église est l’occasion de s’intéresser à ce monument dont le clocher domine les rives de l’estuaire.
L’édifice a été construit à partir de 1824 par l’architecte bordelais Armand Corcelles.

Au-delà des vicissitudes du chantier, la visite proposée permettra de comprendre l’importance de l’église dans l’urbanisme de Pauillac et de comparer son architecture avec d’autres églises médocaines.

Les œuvres conservées à l’intérieur racontent également l’histoire locale : vitraux, tableaux, autels, ex voto, etc révèlent tout autant la vie religieuse de l’époque que des événements qui éclairent le passé de Pauillac.

A propos du lieu

Place du Maréchal Foch, 33250 Pauillac
  • Édifice religieux

L’église Saint-Martin de Pauillac est édifiée au XIXe siècle sur l’emplacement d’une ancienne église alors entourée de son cimetière.

Cet édifice est construit, entre 1824 et 1829, avec les matériaux de l’ancienne église devenue trop petite, et avec ceux de l’église Saint-Mambert de Rignac, dédiée à sainte Radegonde et située à Saint-Lambert.

L’architecte bordelais Armand Corcelle, auteur du temple des Chartrons à Bordeaux notamment, s’inspire de l’art grec, alors très à la mode au XIXe siècle. D’une grande sobriété, la façade occidentale est surmontée d’un immense fronton.

À l’intérieur de l’église, un retable du XVIIe siècle représente sainte Radegonde, reine des Francs, venant au secours des pèlerins et des pauvres. Le buffet d’orgue est construit au XIXe siècle par le Bordelais Commaille. La nef dispose de huit colonnes doriques, séparée du chœur par une table de communion en fer forgé.