Conférence : Eau et changement climatique

Par Antoine Orsini, Hydrobiologiste à l’Université de Corse

© Corse-matin

En Corse, la température moyenne annuelle de l’air a augmenté, depuis 1970, d’environ 1°C sur le littoral et de plus de 3°C au-dessus de 1 000 mètres d’altitude.
L’évapotranspiration ne cesse d’augmenter. La sécheresse s’amplifie, qu’elle soit météorologique, édaphique, hydrologique ou géotechnique.
La sixième limite planétaire a été atteinte car le cycle de l’eau est modifié (eau bleue et eau verte).
Le débit des cours d’eau a baissé de 20 à 30 % depuis de milieu des années 80. Les événements extrêmes (étiages et crues) ont une fréquence et une amplitude plus grande.
L’aire de répartition des espèces endémiques est impactée. La prolifération des cyanobactéries dans les retenues représente un danger pour les utilisateurs de l’eau.
Le secteur énergétique est impacté, le faible taux de remplissage des retenues hypothèque le mix énergétique.
Il faut lutter contre les causes du réchauffement climatique afin d’en atténuer les conséquences, c’est la Résistance. Mais il faut s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique, c’est la Résilience.

A propos du lieu

22 cours grandval ajaccio 20200
  • Monument historique
  • ,
  • English garden

L’Hôtel de la Collectivité de Corse, ancien Grand Hôtel et Continental, domine un écrin de verdure exceptionnel. De sa création en 1894, le jardin, dessiné par le paysagiste Charles Peyrouse, a conservé la symétrie et une organisation basée sur les volumes et l’exotisme. Cédant à la mode des jardins exotiques de la Côte d’Azur, le parc fut planté d’essences rappelant les contrées lointaines, chères aux Britanniques. Au cours du temps, le jardin a répondu aux caprices des différents propriétaires. Cependant, il conserve encore de nos jours des espèces remarquables. Des grandes herbes aux essences fleuries, en passant par les conifères, le climat ajaccien permet en effet, la coexistence d’une grande diversité d’espèces, permettant ainsi de créer des ambiances spécifiques. Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1992, le jardin fait l’objet d’une attention particulière confiée à un architecte paysagiste qui lui a redonné son organisation initiale, autour d’une perspective centrale très visible depuis le Cours Grandval, avec des plates-bandes symétriques successives en demi-lune, des alignements de palmiers et des jeux de terrasses.

Jardins de l'Hôtel de la Collectivité de Corse François Garnier