Jean-Baptiste Perronneau, portraitiste de génie dans l’Europe des Lumières

Musée des Beaux-Arts, du 17 juin au 22 octobre 2017

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Depuis 1860, le musée des Beaux-Arts d’Orléans, parallèlement aux dons et legs dont il a bénéficié, n’a cessé d’acquérir Perronneau, jusqu’à l’achat en juin 2016 d’un chef-d’œuvre du portrait au pastel, le Portrait d’Aignan Thomas Desfriches, amateur d’art orléanais, ami du peintre et fondateur du musée des Beaux-Arts. A la suite à cet achat d’exception, le musée rend hommage à Jean-Baptiste Perronneau, personnalité artistique singulière, exemplaire, exigeante et pénétrante, en lui consacrant sa première rétrospective.

Soixante-dix portraits au pastel et à l’huile, provenant de collections publiques et privées, viennent enrichir l’ensemble de dix-huit portraits de cet artiste conservés au musée. L’un des enjeux de l’exposition consiste à restituer l’œuvre de Perronneau dans son siècle, au moment du plus extraordinaire engouement pour le portrait au pastel jamais connu. Cet objet s’harmonise au mieux avec les intérieurs et reflète, avec l’image du modèle, son goût du brillant, de l’éclat et de l’apparente facilité. Pastels et huiles de Perronneau côtoieront dans l’exposition, comme chez leurs commanditaires du temps, des œuvres picturales des maîtres anciens, des œuvres de peintres et de sculpteurs contemporains de l’artiste, ainsi que des objets des arts décoratifs, tous susceptibles d’expliciter et d’éclairer son art du portrait.

L’exposition reconstitue également les réseaux de sociabilité tissés par le peintre de l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris, durant sa carrière (1744-1782), depuis les fulgurants débuts à Paris (1744-1756) marqués par sa réception à l’Académie en 1753, jusqu’aux voyages nécessaires qui lui feront aborder les villes de France et d’Europe muni de solides recommandations. Parmi les liens que noue Perronneau avec les amateurs, nourris par un même amour de l’art, la longue amitié avec Desfriches tient une place à part et fait souvent d’Orléans, ville de sociabilité raffinée, cultivée et érudite, un centre d’où le portraitiste rayonne tantôt vers Lyon, tantôt vers Bordeaux et l’Espagne, avant de faire d’Amsterdam un port d’attache et de départ vers les villes hanséatiques ou vers Saint-Pétersbourg et Varsovie. Ses réseaux de sociabilité embrassent le siècle de manière plus complète que pour d’autres peintres, avec cette nouvelle composante de sa clientèle que représentent les acteurs du négoce et du grand commerce, qu’ennoblit la sociabilité artistique.

Autour de l’exposition :

VISITES POUR ADULTES : (sur réservation – dans la limite de 25 personnes)

Nom de l'organisateur
Musée des Beaux-Arts
Contact de l'organisateur
02 38 79 21 86
musee, beaux-arts, exposition, sys_perronneau

Créé par Sabine Matras mardi 12 septembre - 10:05

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