Abbatiale Saint-Florent du Mont-Glonne
Joyau architectural, posée au sommet du Mont-Glonne et dominant la Loire, l'Église abbatiale de Saint-Florent-le-Vieil renferme le tombeau en marbre blanc de Bonchamps, sculpté par David d'Angers.
16 - 18 septembre 2016Passat
Aménagements à l'accessibilité
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L'Église abbatiale de Saint-Florent du Mont-Glonne :
L’ancien chœur, à deux niveaux, fut restitué en 1890 sous la direction de l'architecte Tessier. En dépit des mutilations perpétrées jusque dans les années 1960. Les bâtiments conservent les sous-sols voûtés, le niveau voûté de la salle capitulaire, des offices, du réfectoire et du chauffoir ainsi que l'étage des cellules.
Enfin, les derniers programmes de restauration de l’abbaye ont permis de restituer l’aspect des bâtiments mauristes de manière à en évoquer les volumes, toitures, façades et percements.
La réhabilitation du monument, tenant compte des importants éléments d’origine demeurés en place, de l’étude archéologique et des documents d’archives, ont permis de retrouver les proportions d’origine de l’aire de l’ancien cloître, de mettre au jour d’anciennes dispositions (baies, voûtes, vestiges de la galerie du cloître) et de retrouver les volumes intérieurs de l’abbaye.
Le tombeau de Bonchamps :
L’église renferme le tombeau sculpté par David d’Angers à la mémoire du chef vendéen Charles de Bonchamps (1759-1793).
Lors des guerres de Vendée (1793), tandis qu’il agonise, le général gracie les prisonniers républicains enfermés dans l’église de Saint-Florent-le-Vieil, parmi lesquels se trouve le père de David d’Angers.
Trente ans après, le sculpteur angevin choisit d’immortaliser le geste magnanime de Bonchamps. Le manteau militaire laisse nu le torse puissant, à peine marqué par la blessure et le mouvement du bras levé, imposant le pardon, la scène est appuyée par le visage tendu, proférant les dernières paroles dans la douleur de la mort imminente. Le marbre fut déposé dans l’église de Saint Florent-le-Vieil en 1825.
Cette figure est à la fois marquée par le néoclassicisme du début du XIXe siècle (nu antique) et par les codes du portrait historique du siècle précédent (attributs militaires).
Protection au titre des Monuments historiques :
Inscription de la sacristie, le 7 mars 1952.
Classement du portail d'entrée de l'ancienne abbaye, dit « Porte de Croisille » et du mur de clôture attenant, le 15 février 1974.