COMME TU ME VOIS (RĂCITS DâUNE GROSSOPHOBIE ORDINAIRE)
Un seul en scĂšne qui pĂšse son poids de vĂ©cus en matiĂšre dâobĂ©sitĂ© et invite Ă changer nos regards. Un corps gros nâest-il pas avant tout un corps ?

© Frédéric Iovino
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Quand : du lun. 8 au ven. 12 fév
TEXTE ET MISE EN SCĂNE ARNAUD ALESSANDRIN, GRĂGORI MIĂGE ET MARIELLE TOULZE
PrĂ©jugĂ©s culpabilisants, impossibilitĂ© de manger en public sans gĂȘne, jugements permanents et maladresses malaisantes, prescriptions bien intentionnĂ©es de rĂ©gimes intenables, une vie sous surveillance, sous lâoeil inquisiteur des parents, mĂ©decins, passants, collĂšgues, voilĂ le lot des gens gros. Ă partir de tĂ©moignages, statistiques et rĂ©cits de vie, ce seul en scĂšne dĂ©licat sâempare dâune discrimination peu visible et conscientisĂ©e : la grossophobie que subissent au quotidien les personnes dites « en surpoids ». EpaulĂ© par la sĂ©miologue Marielle Toulze et le sociologue Arnaud Alessandrin dans lâĂ©criture du spectacle, le comĂ©dien GrĂ©gori MiĂšge Ă©voque la honte, la difficultĂ© de trouver des vĂȘtements adaptĂ©s, lâencombrement de sa propre corpulence, le rapport Ă la nourriture, dans une forme aussi sensible et drĂŽle quâĂ©tayĂ©e de recherches sur le sujet. Sur un plateau nu, le comĂ©dien dĂ©voile son ventre avec une grĂące insoupçonnĂ©e. Esquissant quelques pas de danse lĂ©gers dans ce patchwork dâhistoires partagĂ©es, il se rĂ©approprie son corps dans un mouvement de rĂ©conciliation bouleversant.