Soirée d'ouverture des 48ème Trans Musicales
Mengers + Nina Winder-Lind + Sexytadhg
Woensdag 2 december, 20u00

Brulex
Mengers est un trio de Mexico formé par les frères Carlos (guitare, chant) et Pablo Calderón (batterie), accompagnés du bassiste Mauricio Suárez. Fondée à l’origine sur des piliers garage rock, post-punk, noise et psychédéliques, leur musique s’est toujours voulue physique, tendue et abrasive. Après deux albums en 2021 et 2022, Flavio (2025) marque une évolution : les guitares saturées et rythmiques punk s’enrichissent de synthétiseurs, de grooves dansants, de pulsations techno et de sonorités industrielles. En live, Mengers offre un rock radical, dissonant et dansant, au service d’une transe bruitiste.
Repérée au chant et violoncelle dans le quatuor de Brighton The New Eves, la Suédoise Nina Linder-Wind se présente aujourd’hui forte d’un superbe premier album solo sorti en août, Wild Love. De la sauvagerie et de l’amour, il y en a dans ses chansons proto-punk/folk/pop intimes et écorchées. Des morceaux hors du temps, qu’on croirait oubliés dans un tiroir d’un club new-yorkais du milieu des ‘70s. Entre les textes poétiques et féministes, scandés d’une voix vibrante, et les musiques au minimalisme émouvant, on imagine une jeune Patti Smith accompagnée par le Velvet Underground… On l’aura compris : comme pour les autres artistes programmé·es à la Cité, ce concert justifie à lui seul d’assister à la soirée d’ouverture du festival.
SexyTadhg est le nom de scène de l’Irlandais·e Tadhg Griffin, à la fois performeur·euse, comédien·ne de cabaret, chanteur·euse et musicien·ne (au piano et au fiddle – le violon des musiques populaires traditionnelles). Tadhg revisite la musique irlandaise à travers une esthétique queer, théâtrale et décomplexée. Iel associe notamment le sean-nós [style de chant traditionnel en gaélique irlandais] ainsi que les rythmes de reels et de jigs, avec des éléments de cabaret pop, rock, disco, funk et glam. Un projet aussi musical que politique et culturel, avec lequel SexyTadhg rend la scène trad plus inclusive, tout en démontrant que cette tradition n’est pas figée, mais bien vivante.