Mode : quand les classes populaires imposent leurs styles
Les rapports de classe, de genre et de race, de la stigmatisation à l'appropriation culturelle, façonnent la mode : qui est élégant.e ? quels vêtements sont vulgaires ? quels styles méritent d'être…
Woensdag 4 november, 19u00

Guillaume Blot
Et si le style n'était pas qu'une question de moyen ? Loin des clichés de mauvais goût, de négligences et de consommation de masse, les personnes et groupes originaires des classes populaires ne font pas que subir des tendances qu'on leur impose. De par leurs cultures et leurs traditions, elles contribuent à la mode et à ses imaginaires.
De la Seine-Saint-Denis à Lagos, des quartiers populaires aux podiums, des friperies aux grands magasins, des habits que l'on se transmet aux achats soigneusement économisés, comment les milieux populaires réinventent leurs placards et façonnent leurs propres codes ? Quelles pratiques vestimentaires émergent de leurs conditions de vie, de leurs origines ou de leur identité ? Et que racontent-elles ? Surtout, comment s'organisent-ils face à une industrie qui, quand elle ne les exploite pas, puise sans vergogne dans leurs histoires, leurs styles et leurs patrimoines ?
Dans ce 8ème épisode des Vies Qu'on Mène, nous allons explorer comment les classes populaires résistent, se protègent ou se revendiquent, pour renverser les rapports de dominations qui se jouent dans nos vêtements, grâce à des expertises et des expériences que nous voulons mettre en lumière. Nous recevrons Dünya, entrepreneuse et créatrice de la marque isisdunya, et Khémaïs Ben Lakhdar, historien de l'art et auteur du premier livre en français sur l'appropriation culturelle dans la mode, et Léa Choue, youtubeuse, vulgarisatrice et sociologue.
Conférence, Tout public