Assistance médicale à la procréation : quels critères d’accès pour demain ? Accès à la PMA, filiation, droits reproductifs : juristes, sociologues, médecins et associations débattent des critères qui déterminent qui peut devenir parent. Entrée libre.
Dinsdag 31 maart, 14u00 Verlopen
Toegankelijkheidsvoorzieningen Motorische beperking
Espace éthique Île-de-France
Cet événement est organisé par l’Espace éthique Île-de-France dans le cadre des rencontres des États généraux de la bioéthique 2026 . Elles proposent des temps de réflexion participatifs autour des grandes questions bioéthiques contemporaines, dans des lieux de démocratie, de recherche ou d'enseignement. Elles croisent les regards des personnes concernées, de la médecine, du droit, des sciences humaines et sociales et de la philosophie, en s’appuyant sur un dispositif de participation interactif et en laissant une large place aux échanges avec le public. L’assistance médicale à la procréation (AMP) ou procréation médicale assistée (PMA) représente l’ensemble des techniques médicales permettant d’améliorer les chances de tomber enceinte : insémination intra-utérine de spermatozoïdes, fécondation in vitro (FIV) et transferts d’embryons. Historiquement, l’AMP a d’abord été pensée comme une réponse médicale à l’infertilité pathologique. Aujourd’hui, elle devient le lieu d’une revendication élargie d’un droit à la procréation, c’est-à-dire la possibilité pour toutes et tous d’accéder à la parentalité, indépendamment du genre, de l’orientation sexuelle, du statut conjugal, et donc bien sûr d’un diagnostic médical d’infertilité. La dernière révision des lois de bioéthique 2021 avait ainsi ouvert l’AMP aux femmes célibataires et aux couples de femmes. Un certain nombre de situations restent en discussion :
La méthode ROPA (réception d’ovocytes de la partenaire) pour les couples de femmes : elle consiste à faire en sorte qu’un sein du couple, l’une soit la mère biologique (prélèvement de ses ovocytes et fécondation in vitro avec don de spermatozoïdes) et l’autre la mère gestatrice (transfert des embryons dans son utérus). Elle aujourd’hui interdite en France, du fait de l’interdiction des dons dirigés et de la gestation pour autrui.
La situation des personnes transgenres : en effet, bien que la loi mentionne les femmes sans spécification, elle s’adresse en pratique aux femmes cisgenres, c’est-à-dire dont l’identité de genre correspond à celui assigné à la naissance, sur la base du sexe génital. Les hommes transgenres possèdent un utérus et pourraient, techniquement parlant, bénéficier d’une AMP en tant que célibataire ou d’une méthode ROPA dans le cadre d’un couple avec une autre personne ayant un utérus. Pour les femmes transgenres, il faut également réfléchir à l’accès à leur propres spermatozoïdes cryoconservés avant leur transition de genre, dont l’encadrement est flou.
La procréation post-mortem : elle est interdite en France et régulièrement redébattue depuis 1994. Faut-il autoriser les femmes cisgenres et hommes transgenres à accéder à l’insémination d’embryons congelés issus d’une fécondation avec un partenaire décédé ?
L’âge limite : actuellement, le prélèvement d’ovocytes est autorisé jusqu’à 43 ans (et la grossesse par AMP jusqu’à 45 ans), et le prélèvement de spermatozoïdes jusqu’à 60 ans. Faut-il faire évoluer ces limites d’âge ? Faut-il, à l’inverse, instaurer un âge minimum ?
Accès libre, inscription ici .
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