Series of lectures: "Uyghur music in times of crisis: who has the power to sing?".
Master's lecture in ethnomusicology. Presented by Mukaddas Mijit. Auditorium. Wednesday 13 March at 4.30pm.
Wednesday 13 March 2024, 16:30Passed
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©UHRP
Since 2017, the Uyghur region has been plunged into an unprecedented humanitarian crisis. Millions of people have been put into political re-education camps, men and women have been separated and women sterilised on a massive scale. Among these millions of men and women were intellectuals, researchers and artists. Some of them received harsh sentences, including life imprisonment. In this repression, traditional music and culture were largely targeted by China's policy of censorship and surveillance. Certain classical repertoires such as the On ikki muqam (with Sufi poetry) and traditional banquets, the Meshrep, are banned or extremely restricted in their practice. At the same time, Uyghur music and dance in a folkloristic form have been used by the Chinese government as propaganda to counter the accusations of the international community. In this talk, we look at questions about the use of music and dance in this period of crisis by both the Chinese government and the Uyghur community for a variety of purposes. And we also discuss the power dynamics around artistic expression in the diaspora. Who has the right to sing Uyghur songs today? In what form and for what audience?
Mukaddas Mijit is a researcher at the Université Libre de Bruxelles (EASt and LAMC) and a member of the Remote XUAR project.
Read more: https://uhrp.org/report/the-complicity-of-heritage-cultural-heritage-and-genocide-in-the-uyghur-region/
Next lectures: 24 April, 15 May, 5 June
Cycle de conférences : « Musique ouïghoure en temps de crise : qui a le pouvoir de chanter ? ».
Conférence en Master d'ethnomusicologie. Présentée par Mukaddas Mijit. Auditorium. Le mercredi 13 mars à 16h30.
Wednesday 13 March 2024, 16:30Passed
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Depuis 2017, la région ouïghoure sombre dans une crise humanitaire sans précédent. Des millions de personnes ont été mises dans des camps de rééducation politique, les hommes et les femmes ont été séparés et les femmes stérilisées massivement. Parmi ces millions de femmes et d’hommes, il y a eu des intellectuel-le-s, des chercheurs et chercheuses, et des artistes. Certain-e-s d’entre eux ont reçu de lourde peine, comme la prison à vie. Dans cette répression, la musique et la culture traditionnelle ont été largement ciblées par la politique de la censure et de la surveillance chinoise. Certains répertoires classiques comme les On ikki muqam (avec de la poésie soufie) et des banquets traditionnels, les Meshrep sont interdites ou extrêmement restreintes dans leur mise en pratique. En parallèle, la musique et la danse ouïghoure dans une forme folklorisante ont été utilisées par le gouvernement chinois, comme de la propagande pour contrer les accusations de la communauté internationale.
Par cette intervention, nous nous intéressons à des questions sur l’utilisation de la musique et la danse dans cette période de crise à la fois par le gouvernement chinois et la communauté ouïghoure dans des buts divers. Et nous discutons également de la dynamique de pouvoir autour des expressions artistiques dans la diaspora. Qui a le droit de chanter des chants ouïghours aujourd’hui? Sous quelles formes et pour quel public ?
Mukaddas Mijit est chercheuse à l'Université Libre de Bruxelles (EASt et LAMC) et membre du projet Remote XUAR.
A lire :
https://uhrp.org/report/the-complicity-of-heritage-cultural-heritage-and-genocide-in-the-uyghur-region/
Prochaines conférences: 24 avril, 15 mai, 5 juin