Programme de films récents, ou encore jamais montrés, passés par L’Abominable

L’Abominable est un laboratoire cinématographique partagé.

Dans la grande salle

L’Abominable est un laboratoire cinématographique partagé.

Depuis 1996, il met à disposition de cinéastes et de plasticiens les outils qui permettent de travailler les supports du cinéma argentique : super-8, 16 mm et 35 mm. Le lieu fonctionne comme un atelier collectif où les machines qui servent à la fabrication des films sont mutualisées : un cinéaste peut y développer ses originaux négatifs ou inversibles, réaliser des trucages et des changements de format, faire du montage, travailler le son ou tirer des copies. Ceux qui ont une connaissance des instruments forment ceux qui débutent. Après cet accompagnement, chacun devient autonome dans la réalisation de ses travaux et explore lui-même les possibilités techniques. Ainsi, sans sélection préalable des projets, sont produits des films d’une grande diversité, des performances cinématographiques «live» ou des installations utilisant le support film. Depuis 2011, le labo est installé à La Courneuve, dans les anciennes cuisines municipales.

Dimanche 18/12


15h

MHB/DK de David Kidman

installation,16mmm & vidéo, sur papier et vidéo, n&b, son, durée variable

Présentation par l’auteur d’une installation qui sera visible à tout moment dans la grande salle : l’exposition d’une affiche QR code 16mm dont la captation déclenche le déroulement du film sur un écran numérique.

Portrait-Collage Jacques Ibert de Anaïs Ibert

16mm & vidéo sur vidéo, couleur et n&b, son, 3’, 2015

Portrait de l’artiste Jacques Ibert.

«Quand tout glisse entre les doigts, finissent par s’échap­per des oiseaux» J.I

Cilaos de Camilo Restrepo

16mm sur vidéo, couleur, son, 12’48, 2016

Pour tenir la promesse faite à sa mère mourante, une jeune femme part à la recherche de son père, homme volage qu’elle n’a jamais connu. En chemin, elle apprend rapidement que l’homme est mort. Son plan ne change pas pour autant, elle doit retrouver son père.

Porté par le rythme envoutant du maloya, chant rituel réu­nionnais, Cilaos explore les liens profonds ettroubles qui unissent morts et vivants.

Musication de Mariette Michaud

16mm, couleur, son, 5’, 2016

Passage, rebond, renaissance. Entre les os, trouver un chemin.

Blissful Minutes de Tatia Shaburashvili

16mm, couleur, son, 8’, 2015

Le film est fait avec mes grands-parents lors de l’un de mes séjours d’été avec eux. Ce fut une tentative pour capturer une sorte d’harmonie dans laquelle ils vivaient avec le temps et l’espace, mais encore plus pour montrer mon admiration pour eux.

16h Salaud d’argent (Que ma langue s’attache à mon palais) du Groupe Boris Barnet

16mm & Super 8 sur 16mm, n&b, son opt., 33’, 2016

Salaud d’argent (Que ma langue s’attache à mon palais) est une fiction en 16mm noir et blanc tournée entre 2008 et 2014 dans le bâtiment occupé par la coordination des Intermittents & précaires d’Île-de-France et ses entours. Ce film a été conçu et interprété par des protagonistes de cette coordination, qui fut expulsée. La fable de ce film-essai, extraite de la littérature américaine, se déroule en 1938, au café de la gare de Chicago. Il y est question du récit d’un départ soudain et définitif qui doit s’effectuer dans les 22 minutes, temps nécessaire à une explication. Nous sommes en 2008 dans le XIXe arrondissement de Paris, lorsque commence le tournage. C’est la crise dite des « subprimes » et nous savons que le lieu qui nous abrite est voué à une proche démolition. Nous sommes onze, et notre méthode de travail en collectif consiste à se mettre d’accord : d’accord sur la traduction française du texte, d’accord sur le découpage, sur le tournage, sur le montage… L’importance d’être d’accord devait se vé­rifier, et cela a pris du temps. Lorsque nous avons terminé le film, en 2016, un bâtiment flambant neuf remplaçait ce­lui que nous avions connu.

17h Fractions 16mm & Super 8 sur 16mm, n&b, son opt., 45’, 2015

Fractions est un film en sept parties. Sept séquences avec pour chacune, un motif et une référence à un texte à caractère politique, afin de créer un espace de réflexion sur la portée et la responsabilité de ces images. A mi-chemin entre autoportrait et témoignage, chacune de ces fractions est une pensée autonome, restant néan­moins nécessaire à la restitution globale d’une recherche personnelle sur la pratique cinématographique, en corré­lation avec la pensée émancipatrice. Les images deviennent alors prétexte à cette réflexion, libérées de leur nature narrative ou documentaire, le ter­rain d’une expérience plus intime. Ce travail dessine l’aboutissement de plusieurs années de lecture, parsemées de moments fugaces de réalité capturés de manière instinctive avec ma caméra, le tout retravaillé et remodelé avec des outils de cinéma tradi­tionnel argentique.

19h Des spectres hantent l'Europe de Maria Kourkouta & Nikki Giannari 16mm et vidéo sur vidéo, couleur et n&b, son, 99’, 2016

La vie quotidienne des migrants (Syriens, Kurdes, Pakis­tanais, Afghans et autres) dans le camp de Idomeni. En attendant de traverser la frontière gréco-macédonienne : des queues pour manger, boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l’Europe décide de fermer ses frontiè­res une bonne fois pour toutes. Les «habitants» de Ido­meni, décident, à leur tour, de bloquer les rails des trains qui traversent la frontière...

Lundi 19/12


20h Des provinces lointaines de Catherine Libert & Stefano Canapa 16mm sur vidéo, couleur et n&b, son, 84’, 2015

Des cimes enneigées du Mont-Cenis aux collines qui s’étendent aprés la ville de Turin, en passant par le site occupé par le mouvement No TAV et les rives du fleuve Dora, le film se construit autour de la rencontre avec le faire et la vie cinéma de deux cinéastes piémontais, To­nino De Bernardi et Alberto Momo.

Des provinces lointaines a été pensé - et vécu - comme l’étape introductive de Chemins de traverse, un road mo­vie cinématographique qui parcours l’Italie du nord au sud à la recherche d’un cinéma indépendant et résistant, avec Enrico Ghezzi - célèbre initiateur de la transmission culte Fuori Orario - en guise de passeur.

Les Champs Brûlants, tourné entre Rome et Pozzuoli, présenté à Lussas en 2011 en était le premier volet réa­lisé.

, cinéma

Créé par La Parole Demain mardi 18 juillet - 21:34

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