Femmes et Ingénierie : un avenir prometteur

La conférence s'attachera à montrer que même si le passé n'a pas toujours été glorieux, les conditions actuelles sont optimales pour que les filles se tournent vers l'ingénierie.

Sciences dans la cité

Femmes et ingénierie : un avenir prometteur ?

La conférence s’attache, en revenant sur l’historique de la présence des femmes dans les écoles d’ingénieurs, à comprendre quelles barrières les en ont retenues jusque-là ; mais elle cherche surtout à faire découvrir les bénéfices que les filles peuvent actuellement tirer du choix d’études scientifiques et à expliquer pourquoi les entreprises cherchent actuellement à intégrer plus de femmes dans leurs équipes.

Après un retour sur le processus de féminisation des Ecoles depuis 1923 en France et à l’étranger, un zoom sur la présence des femmes dans les écoles montre le chemin déjà parcouru et celui restant à parcourir.

Beaucoup de facteurs entrent en jeu, les stéréotypes bien sûr mais aussi la méconnaissance des études et des métiers, et parfois aussi une communication peu adaptée de la part des écoles. Le monde des écoles reste parfois un mystère pour les élèves (garçons et filles) et leurs parents. Et c’est d’autant plus vrai que sous la poussée des nouvelles technologies le champs d’action et les métiers des ingénieurs évoluent beaucoup. Pourtant les filles réussissent très bien dans le secondaire…et dans les écoles d’ingénieurs, lorsqu’elles en poussent la porte.

Les compétences attendues d’un ingénieur quel que soit son sexe révèlent un spectre bien plus large que celui que le public imagine ; et même si à la base, l’ingénierie utilise les outils mathématiques et la physique, il s’agit bien maintenant d’intégrer ces usages dans un contexte social, économique et multiculturel. L’ensemble ce ces compétences techniques alliées aux « soft skills » permet à l’ingénieur du 21 ème siècle d’occuper des fonctions où il peut prétendre participer à l’amélioration de la qualité de vie pour tous.

C’est un beau challenge auquel les femmes sont conviées, d’autant que les champs d’ouverture concernent le biomédical, l’environnement, les sciences du traitement de l’information tout autant que l’usine du futur, ce qui veut donc dire que cela peut rencontrer les inspirations individuelles de chacune et chacun.

Enfin l’existence de la formation tout au long de la vie, si l’école a bien formé ses diplômés à « apprendre à apprendre », rend ces apprentissage plus pertinents dans la durée. Les entreprises petites et grandes ne s’y trompent d’ailleurs pas puisqu’elles cherchent à constituer des équipes mixtes à tous point de vue, en offrant aux candidates et candidats leur image comme vecteur de technologies renouvelées offrant à leurs employés de multiples possibilités de ressourcement.

L’ouverture de Polytech à Chartres rend ce débat encore plus pertinent actuellement pour la population.

Cette conférence est organisée dans le cadre des Journées Nationales de l’Ingénieur organisées par Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) et en Région par Ingénieurs et Scientifiques Centre Val de Loire.

Elle sera présentée par Anne-Marie Jolly, Ingénieure et Professeure des Universités à Polytech Orléans, ancienne directrice de cette école et animatrice de l’association Femmes ingénieurs pour la Région Centre, actuellement Vice-Présidente de la Commission des Titres d’Ingénieur.

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