Visite libre

Découverte de la chapelle de l'humanité, dernier temple positiviste existant en Europe, édifiée d'après les plans du philosophe Auguste Comte par des positivistes brésiliens.

  • Visite libre
  • Gratuit
  • Sans inscription

La chapelle de l’humanité est le dernier temple positiviste subsistant en Europe. Construite par les positivistes brésiliens en 1903, ses plans ont été conçus par le philosophe français Auguste Comte, fondateur du positivisme, qui voulait l’édification d’un « grand temple de l’humanité ». Le terrain a été acheté en 1642 par l’architecte François Mansart qui y construit sa maison et dont ce fut la demeure jusqu’à sa mort en 1666. Sa famille en resta propriétaire jusqu’en 1759. En 1842, l’immeuble est surélevé par le bijoutier Antoine Bret puis passa de propriétaires en propriétaires. Le bâtiment a été acquis par l’Église positiviste du Brésil en 1903 afin d’accueillir un lieu de culte en hommage à l’égérie d’Auguste Comte, Clotilde de Vaux, qui habita au troisième étage de l’immeuble au milieu du XIXe siècle. L’église acheta dans ce but l’immeuble entier. La façade sur rue et le premier étage ont été modifiés au début du XXe siècle par l’architecte Gustave Goy. Il y ajouta un buste d’Auguste Comte et la devise positiviste "L’amour pour principe et l’ordre pour base, le progrès pour but". La chapelle est le seul temple de l’humanité intact en Europe. L’édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1982.

Source: Ministère de la Culture et de la Communication

A propos du lieu

5, rue Payenne, Paris 3ème, 75003, Ile-de-France
  • Musée, salle d'exposition

La Chapelle de l’Humanité est le dernier temple positiviste subsistant en Eu­rope. Construite par les positivistes brésiliens en 1903, ses plans ont été conçus par le philosophe français Auguste Comte, fondateur du positivisme qui vou­lait l’édification d’un "grand temple de l’humanité". Ce dernier a conçu l’un des plus grands systèmes philosophiques du XIXe siècle. Après l’écriture du monumental Cours de Philosophie positive, il rencontre Clotilde de Vaux en 1844 et entretient avec elle une intense correspondance pendant l’année 1845, "l’année sans pareille". Mais Clotilde meurt de la tuberculose en 1846, dans sa demeure de la rue Payenne. C’est sous son influence que Comte a imaginé une religion dont le culte est l’Humanité elle-même. Conçue comme un temple laïc, la chapelle abrite l’élément de ce culte concret sous la forme d’un panthéon, reprenant le calendrier positiviste qui rendait hommage, chaque jour, aux grands hommes (savants, penseurs, écrivains, poètes…). La singularité de ce lieu, très rarement ouvert au public, est un élément de curiosité saisissant à découvrir.

Chapelle de l'Humanité

Créé par David Labreure mardi 18 juillet - 21:17