L’hôtel de Noirmoutier ouvert au public les 17 et 18 septembre

Jean-François Carenco, préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, vous invite à découvrir l'hôtel de Noirmoutier, un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé au 138 rue de Grenelle.

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  • Gratuit
  • Sans inscription
  • Thème français : Patrimoine et citoyenneté

L’Hôtel de Noirmoutier ouvert au public ce week-end

À l'occasion des 33e Journées européennes du patrimoine qui ont lieu ce week-end, Jean-François Carenco, préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, ouvre au public l'hôtel de Noirmoutier, un hôtel particulier du XVIIIe siècle, situé au 138 rue de Grenelle dans le 7e arrondissement de Paris.

Un accueil privilégié avec visite guidée sera réservé aux visiteurs qui pourront découvrir le cadre exceptionnel de cette résidence, samedi 17 septembre, de 14 h à 17 h, et dimanche 18 septembre, de 10 h à 17 h.

Construit par l’architecte Jean Courtonne entre 1721 et 1724, l’hôtel de Noirmoutier est caractéristique des hôtels construits « entre cour et jardin » du faubourg Saint-Germain. Commandé par le duc de Noirmoutier, l’hôtel est racheté à sa mort par Mademoiselle de Sens qui agrandit considérablement la propriété. L’hôtel de Noirmoutier devient propriété de l’État en 1814. En 1893, le Chef d’État-major, Général de l’armée, y installe sa résidence pour laisser la place, en 1919, au Maréchal Foch, qui y résida ensuite jusqu'à sa mort en 1929. C'est en 1970, que l'hôtel de Noirmoutier devient la résidence du préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris.

L’hôtel est classé au titre des monuments historiques depuis juin 1996.

En déambulant dans les salons de l'hôtel de Noirmoutier, le public pourra découvrir en accord avec le thème de cette année : "patrimoine et citoyenneté", une exposition sur le Maréchal Foch, ainsi que plusieurs installations d’artistes plasticiens autour du recyclage, des sculptures textiles contre le gaspillage ainsi que l’exposition « Parures » qui met en valeur les savoir-faire textiles.

Le maréchal Foch, symbole de l'engagement d'un homme pour sa patrie

Grâce à un partenariat avec le musée de l’Armée, le public pourra découvrir la reconstitution du bureau du Maréchal Foch, qui résida à l’hôtel de Noirmoutier jusqu’à sa mort en 1929, ainsi que plusieurs objets lui ayant appartenu. Les visiteurs pourront s’inscrire à une visite complémentaire au musée de l’Armée sur le thème du Maréchal Foch.

► Samedi 17 septembre à 15h et à 17h.

► Dimanche 18 septembre à 13h, 15h et 17h.

L'exposition "Parures"

L’exposition Parures a été conçue par l'association Universal Love*, en partenariat avec l'Ademe Île-de-France. Les pièces réalisées à partir de matières précieuses ou recyclées, véritables objets d'art à porter, seront mises en scène pour promouvoir l'importance du travail de la main. Parallèlement, des ateliers dédiés au recyclage créatif et élégant seront proposés aux visiteurs dans les jardins de l'hôtel. Leur objectif : apprendre à redonner aux vêtements usagés une nouvelle vie ou les transformer en ceintures, nœuds papillons, etc.

  • L'association Universal Love, née en 1996, défend une création qui a du coeur avec en 2004 la fondation du salon Ethical Fashion Show, première plateforme d'une mode différente et engagée, et la réalisation de l'exposition "Le revers de mon look". En 2015, à l’occasion de la COP 21, Isabelle Que he et Universal Love ont organise à l’hôtel de Noirmoutier « Changer la Mode pour le Climat», e ve nement labellise par Se golène Royal, ministre de l’E cologie, du De veloppement Durable et de l’E nergie.

L’hôtel de Noirmoutier

Construit par l’architecte Jean Courtonne entre 1721 et 1724, l’hôtel de Noirmoutier est caractéristique des hôtels construits « entre cour et jardin » du faubourg Saint-Germain qui ont loti ce territoire proche de l’hôtel Royal des Invalides et à une traversée de ponts des lieux de pouvoirs qu’étaient le Louvre et le Palais Royal.

Commandé par le duc de Noirmoutier, l’hôtel est racheté à sa mort par Mademoiselle de Sens qui agrandit considérablement la propriété en acquérant des terrains avoisinants et remanie le décor intérieur.

L’hôtel de Noirmoutier devient propriété de l’État en 1814. Abritant au début du XIXe siècle la Compagnie des gardes du Comte d’Artois, futur Charles X, la résidence connaît à nouveau de nombreuses modifications. C’est le début d’une vocation militaire avec en particulier l’installation, en ses murs, de l’École d’application d’État-major en 1825.

Du siège des Armées à la résidence du préfet de région

En 1893, le Chef d’État-major, Général de l’armée, y installe sa résidence pour laisser la place, en 1919, au Maréchal Foch. Ce grand homme qui a conduit des actions militaires menant à la victoire des armées alliées pendant la Grande Guerre a résidé à l’hôtel de Noirmoutier de 1919 à 1929. Il y décède le 20 mars 1929. Sa veuve y demeura jusqu’à sa mort en 1957.

L’État y installe ensuite une succession de départements et services ministériels pour l’attribuer, en 1970, en qualité de résidence du préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris. L’hôtel est classé au titre des monuments historiques depuis juin 1996.

Un soin particulier pour les collections

Depuis son reclassement en bâtiment civil, en 1957, puis son affectation au préfet de la région d’Île-de-France en 1970, plusieurs campagnes de restauration ont permis de mettre en valeur les décors intérieurs, le mobilier et l’ensemble des objets.

La lanterne

Sensibles à la création contemporaine, les préfets successifs ont eu à cœur d’enrichir les collections. Dès le vestibule d’entrée, on remarque une lanterne aux allures géométriques, installée en 2006, qui fait écho au sol de pierre à cabochons et met subtilement en valeur les œuvres exposées.

Toute l’originalité de cette lanterne, conçue spécialement pour ce lieu par Bruno Moinard, designer et architecte d’intérieur, réside dans ses imposantes dimensions et ses matériaux originaux. Elle marie harmonieusement classicisme et modernité par son alliage de matière : une structure en bronze médaille supportant une double paroi de verre (double peau) légèrement sablée. Un jeu de lumière permet un éclairage en trois dimensions.

Deux tapisseries des collections du Mobilier national

Depuis 2005, le vestibule dispose de deux tapisseries contemporaines appartenant aux collections du Mobilier national : Le Drapeau français et Collage.

Le Drapeau français d’après Denis Doria

Né à Saint-Ouen en 1945, Denis Doria s’intéresse à la tapisserie dès les années 1970. Il souhaite sortir la tapisserie de sa forme traditionnelle, en rejeter, dit-il, le côté officiel, figé et pompeux, en prenant pour modèle des objets de la vie quotidienne.

Denis Doria a proposé de tisser le drapeau flottant dans le vent parce que le sujet offrait plusieurs possibilités qu’il a lui-même définies: « en plus du contour et du relief intervenaient les transparences et les superpositions de couleurs ».

Collage d’après Antoni Clavé

Antoni Clavé est né à Barcelone en 1913 et mort en 2005. Il a pratiqué de nombreuses disciplines (affiches de cinéma, lithographies, décors et costumes de théâtre et de ballet) avant de décider de se consacrer exclusivement à la peinture et à la sculpture dans les années 1950.

Il aime travailler des matériaux et supports divers (papier, tissu, aluminium, bronze...) avec une prédilection pour le collage.

En 1985, il conçoit deux maquettes de tapisseries pour les manufactures nationales. Pour filtrer la lumière naturelle susceptible d’agresser les fibres textiles des tapisseries – le vestibule est situé plein sud –, un film spécial a été posé sur les vitres et des voilages installés.

Le jardin

Après avoir connu de nombreuses vicissitudes, le jardin de l’hôtel de Noirmoutier devait connaître une refonte complète dès 1970.

Des travaux de terrassement, de maçonnerie et un défrichage général ont permis de clarifier et d’organiser une végétation dense et livrée à elle-même depuis de nombreuses années. Un treillage a été installé, à cette époque, pour isoler le jardin des imprimeries de l’Institut géographique national.

Les fables de la Fontaine et boiseries de Noirmoutier

Travaillées avec finesse, les boiseries de l’hôtel de Noirmoutier illustrent les fables de La Fontaine et nous permettent de porter un regard neuf sur cet héritage littéraire, connu des grands comme des petits.

Situées dans la grande salle à manger, ancienne chambre de parade, les boiseries proviennent du cabinet des Singes, aménagé par Mademoiselle de Sens, et ont, par la suite, été remontées dans cette pièce.

Élément indispensable de luxe et de confort, ces panneaux de menuiserie, tout en assurant une isolation acoustique et thermique, contribuaient à l’harmonie de l’architecture intérieure. La mode étant aux appartements clairs et gais, les lambris étaient peints de couleurs fraîches en bleu pâle, en vert d’eau, en jonquille, lilas, blanc. Les moulures et les sculptures pouvaient être dorées ou rechampies.

La qualité de la sculpture de ces panneaux, encore plus évidente dans l’état brut actuel, rend plus réalistes ces animaux pris sur le vif tels le paon, le perroquet ou encore l’écureuil qui témoignent d’une passion naturaliste naissante. Avec les célèbres boiseries vert et or du cabinet de l’hôtel de Rohan (rue Vieille-du-Temple), ces panneaux demeurent un exemple précieux de l’appropriation sociale et culturelle de l’œuvre littéraire de La Fontaine au XVIIIe siècle.

En effet, certains de ces panneaux mettent en scène, avec verve, les fables, notamment Le Renard et la Cigogne, Le Loup et l’Agneau ou encore La Poule aux œufs d’or.

Source: Ministère de la Culture et de la Communication

A propos du lieu

138, rue de Grenelle, Paris 7ème, 75007, Ile-de-France
  • Château, hôtel urbain, palais, manoir
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  • Lieu de pouvoir, édifice judiciaire
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  • Monument historique
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  • Ouverture exceptionnelle

Edifié par l'architecte Jean Courtonne pour Antoine-François de La Trémoille, duc de Noirmoutier en 1724, cet hôtel fut modifié en 1734 pour Alexandrine de Bourbon-Condé, comtesse de Sens. Propriété de l'État depuis 1814, l'hôtel de Noirmoutier abrite successivement la Compagnie des Gardes du Comte d'Artois, le futur Charles X, puis l'école d'application d'État-major. Le Chef d'État-Major général de l'Armée s'y installe en 1893. Le Maréchal Foch y résidera de 1919 à 1929, année de son décès. En 1970, l'hôtel de Noirmoutier est devenu la résidence du préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris. Entre cour et jardin, l'hôtel de Noirmoutier nourrit l'imagination et mêle habilement témoignages du passé et patrimoine contemporain: les panneaux sculptés de la salle à manger représentent des scènes animalières inspirées des Fables de la Fontaine. Ils côtoient deux grandes tapisseries contemporaines ("Le Drapeau français" d'après Denis Doria et "Collage" d'après Antoni Clavé) installées dans le vestibule.

Accès: M13 Varenne M12 Rue du Bac RER C Invalides

Hôtel de Noirmoutier - Résidence du préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris

Créé par Sylvie Marin-Lamellet mardi 18 juillet - 21:22