Così fan tutte
Così fan tutte, l’opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, s’intéresse aux faux-semblants de la relation, aux illusions amoureuses, aux conventions des couples.

© Louise Quignon
Point névralgique de CŒUR TROMPÉ, Così fan tutte, l’opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, s’intéresse aux faux-semblants de la relation, aux illusions amoureuses, aux conventions des couples.
Don Alfonso, un philosophe cynique, entend démontrer l’inconstance des femmes – selon sa maxime « c’est ainsi qu’elles font toutes ». Il lance un pari : prouver à deux officiers que leurs fiancées respectives leur seront infidèles, et ce, en moins d’un jour. S’ensuivent des jeux de séduction, des quiproquos… jusqu’à ce que le chassé-croisé amoureux sème le doute dans les émotions de chacun et chacune. Véritable traité sur l’amour, dans le droit fil du XVIIIe siècle, Così fan tutte oscille entre comédie et tragédie, et derrière de tendres aveux se cachent des peurs plus profondes. Mozart signe là un sommet de psychologie en musique, dans des pages orchestrales et vocales qui tendent au sublime.
Aux côtés du chef Nicolas Ellis, la metteuse en scène Phia Ménard s’est intéressée au sous-titre de l’opéra, L’École des amants, et relit le récit par le biais du regard des enfants : se mettre à leur hauteur, voir le monde à travers leurs yeux et, pourquoi pas, questionner avec leur lucidité les failles d’une histoire en apparence inoffensive.
opera, mozart, musique classique, musique e lyrique