« Mains savantes, corps sachants »
Les ateliers vortex ont le plaisir de vous inviter à découvrir l’exposition « Mains savantes, corps sachants». Vendredi 20 novembre 2026, à partir de 19h 20 novembre 2026—31 janvier 2027
Venerdì 20 novembre, 19:00
Questo evento include sistemazioni accessibili
Disabilità motoria

Caroline Mauxion, manipulation #3, 2025, impression jet d'encre
Caroline Mauxion est née à Paris, en 1980, photographe française, elle vit et travaille à Montréal, au canada. Elle est diplômée en photographie de l’École de l’image Gobelins (France) et détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal.
Lauréate en 2015 du Prix Sylvie et Simon Blais pour la relève, elle compte plusieurs expositions individuelles à son actif au Québec et en Ontario (Galerie B-312, Galerie Simon Blais, Optica, centre d’art contemporain, Galerie de l’UQAM, Caravansérail, Les Territoires). En 2026, elle est sélectionnée pour participer au 69ème Salon de Montrouge en France et est invitée à performer au festival crip « Et je serai à tes côtés » au Palais de Tokyo à Paris. Elle participe à des résidences de création en France et à l’étranger, en 2020 à la Cité des Arts à Paris, en 2017 au Centre des arts de Banff, en Alberta. On retrouve plusieurs de ses oeuvres dans plusieurs collections publiques : Musée des Abattoirs de Toulouse (France), Musée National des Beaux-Arts (Québec) ainsi que dans la collection de la ville de Laval (Québec).
Cette exposition fait suite à quatre jours de résidence au musée Nicéphore Niépce en Juillet 2026. Pour réaliser son projet, Caroline Mauxion a bénéficié d’une dotation des ateliers vortex et a collaboré avec les équipes du laboratoire numérique, des collections et de la bibliothèque du musée.
Dans son projet «Talon fesse, talon sol», image et matière se mêlent pour former des oeuvres hybrides dont chaque élément devient interdépendant. On y croise toujours une même palette de couleurs charnelles, du blanc crème au lie-de-vin, mais aussi des matériaux souples – silicone, cuir, plâtre –, sciemment choisis pour leur texture évoquant celle de l’épiderme. Quant aux formes courbes, arrondies et abstraites de ses sculptures, elles n’appuient que davantage la rigidité du cadre orthogonal, dessinant une véritable esthétique du contraste. Là où le corps non valide s’est inventé des outils pour s’adapter à la société, la jeune femme a ainsi trouvé les siens pour habiter l’espace d’exposition en assumant toute sa fragilité et sa porosité. Leitmotivs de ses oeuvres, les coutures, les noeuds et les tiges matérialisent alors l’importance des liens qui se tissent entre ces fragments de corps vulnérables, pour en exalter la puissance.