Quand les quartiers populaires sauvent la planète - 5ᵉ séminaire - Save the date !
Un séminaire pour interroger les alliances possibles entre territoires, valoriser les savoirs issus des quartiers populaires et penser collectivement les réponses aux défis écologiques et sociaux.

Villes au carré
Dans le cadre du mois de l’écologie populaire au Sanitas, le 5ᵉ séminaire Quand les quartiers populaires sauvent la planète propose plusieurs temps de rencontres et d’échanges autour d’un fil rouge :
« Entre quartiers populaires et villages : destins communs, alliances possibles ? »
Associations, habitant·es et chercheur·ses sont invité·es à croiser leurs regards et leurs expériences pour questionner les liens entre territoires, écologie populaire et dynamiques collectives.
Dates : 2, 3 et 4 avril
Temps forts :
- Mercredi 1ᵉʳ avril 2026 | 15h–17h – Le Planitas au Sanitas
- Jeudi 2 avril – MSH Centre-Val de Loire
- Vendredi 3 avril | 10h–13h – Marché du Sanitas, suivi d’un repas de clôture au centre social Pluriel(le)s
L’événement est coordonné par l’association Pih-Poh, avec la participation de :
- Volte-face au Sanitas
- CITERES
- SAPS Université de Tours
- APPUII
- Pas sans Nous
- Villes au carré
- Bibliothèque municipale de Tours
- TZCLD Velpeau-Sanitas
Texte d'intention générale
Dans le sillon du livre La France périphérique, comment on a sacrifié les classes populaires de Christophe Guilly (2014), s'est construite une opposition entre les habitant.es des quartiers populaires des centres urbains et les personnes précaires vivant en milieu rural. L'approche médiatique et politique unanime sur une Rénovation Urbaine présentée comme "des milliards pour les quartiers" n'a fait que renforcer l'impression d'inégalité entre les investissements publics et privés présentés comme "au bénéfice" des classes populaires urbaines et "au détriment" des habitant.es des campagnes. Or de nombreuses recherches (Epstein, Kirszbaum, Deboulet, etc.) ont mis en doute la capacité de la Rénovation Urbaine à réduire les inégalités. Il semble même que son rôle d'éloignement des classes populaires des centres* se couple à une dynamique de prédation foncière en France et dans le monde. (Semmoud, Signoles, dir. 2020).
Ce séminaire s'inscrit dans la perspective proposée par Clara Deville et Pierre Gilbert ² qui appellent dans leur article à "Déconstruire l'opposition entre les campagnes et les cités" . Comme ils le soulignent, "Si les espaces populaires contemporains sont bien construits autour de deux pôles distincts, les cités et les pavillons, l'analyse des trajectoires sociales et des conditions d'existence des résident.es de ces deux espaces, conduit au contraire à souligner leur proximité objective mais aussi à déconstruire l'idée selon laquelle le peuple des campagnes et le peuple des cités ont des visions du monde antagoniste."
Dans une région majoritairement rurale comme la nôtre, la région Centre-Val de Loire, il nous semble dès lors urgent de favoriser les échanges et les complémentarités entre espaces et habitant.es concerné.s par la pauvreté, l'éloignement des services publics, le changement climatique et les violences liées au genre et au racisme. Cette année encore, chercheur.ses et habitant.es viendront en témoigner à travers leurs expériences de terrain.
*Rénovation urbaine : 48 milliards dépensés en 20 ans... surtout pour déplacer la pauvreté, Samuel-Frédéric Servière, Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, 2024
²Nouveau peuple, nouvelle gauche, éditions Amsterdam, ouvrage coordonné par Julien Talpin, 2025
Plus de précisions sur le programme à venir.
Politique de la ville, Quartier populaire, Ecologie populaire, Sanitas e Tours