Biennale d'Issy : découvrez l’installation vidéo de Loïc Jugue à l'EFB

Composée de 5 stèles sur lesquels sont diffusés au ralenti le portrait de l'artiste et de personnes qui lui sont proches, ce sont des portraits existentiels.

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(c) Loïc JUGUE, Les Portraits lents

Dans le cadre de la Biennale d'issy qui a accueilli 61 artistes sur la thématique Portraits contemporains: Selfies de l'âme, l'oeuvre de Loïc Jugue intitulée Les Portraits lents est exposée à l'Ecole de Formation des Barreaux.

Point d’Appui : Pourquoi avoir choisi la vidéo comme médium ?

Loïc Jugue : L’art vidéo est fondamental pour moi, c’est un moyen d’expression particulier car il induit la notion de temps et de l'impermanence, ce que ne peuvent faire ni la photographie, ni la peinture. La question du temps est au coeur de mon travail.

P. d’A. : Vous avez filmé chacun pendant 6 minutes et ralenti 10 fois la vidéo, pouvez-vous nous en dire davantage ?

LJ: Ce procédé me permet d'avoir un extrême ralenti , à la limite de la vidéo et de la photographie. Ce sont des portraits existentiels, un travail sur le temps, sur la disparition. Face à notre impermanence, c'est en quelque sorte un tentative de conserver les gens. L’empathie et l’altérité sont au coeur de ma démarche.

P. d’A. : Vous utilisez aussi la lumière comme symbole du temps qui passe.

L. J. : En effet. Grâce à cette lumière mouvante, le visage devient paysage, et le visiteur découvre une expression différente à chaque fois qu’il passe devant les écrans.

Venez à la rencontre de l'artiste !

Ecole de formation des barreaux, Loïc Jugue, Biennale d'Issy, Les Portraits lents

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