Des études éparses sur les arts de l’Islam ont révélé, dans différents contextes, une prédilection pour la polychromie, qui n’est pas sans rappeler celles de Rome et de la Grèce antiques, mieux connues. Mêlant souvent une déstabilisation des sens à une polysémie des ornements, cette sensibilité artistique met l’accent sur le sujet en mouvement. Son étude fait également ressortir en filigrane une tendance plus ou moins consciente, à l’époque moderne, à « blanchir » les arts de l’Islam.
Intervenant
Alain Fouad George (université d’Oxford)
Domaine de recherche
Histoire de l’art du IVe au XVe siècle