Parler pointu Pour les funérailles de son grand-père, Benjamin Tholozan s’est adressé aux amis et à la famille en lisant un poème occitan, de sa Provence natale. Malgré tous ses efforts, personne ne le comprenait.
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Le jour des funérailles de son grand-père, pépé, Benjamin Tholozan s’est adressé aux amis et à la famille en lisant un poème occitan, un texte de chez lui, de sa Provence natale. Malgré tous ses efforts, personne ne le comprenait… Impossible de déceler la moindre intonation méridionale dans son phrasé, le moindre mot hérité du patois roman de ses ancêtres. Il a changé d’accent. Il parle pointu. « Parler pointu » est une expression que les gens du sud utilisent pour désigner l’accent de tous ceux qui vivent au-dessus de Valence, jusqu’à Lille. Il prend alors conscience de l’éloignement qu’avait créé entre eux et lui des années de cours d’art dramatique à la capitale où l’on apprend à parler un français normatif, académique, « distingué ». Bien malgré lui, il porte des siècles de centralisation, d’hégémonie culturelle et linguistique, en parlant la langue du pouvoir, des médias, de la télévision et de la politique. Dans Parler pointu, sorte de conte initiatique et introspectif, de conférence illustrée ou de stand-up, Benjamin Tholozan ressuscite son pépé, et, avec lui, la manière de parler de ses aïeuls. Il invite les spectateurs à un voyage dans le Sud et rend hommage à son accent natal, et plus largement à tous les accents. Il interroge alors l’héritage culturel et familial, le déracinement et se pose une question : faut-il vraiment gommer son identité pour mieux s’intégrer et réussir ?
théâtre, accent, introspectif, héritage culturel, famille