LABO IBO
A sensitive exploration of waste transformed into living and symbolic forms. Between reclaimed materials and post-industrial imagination, Ibo reshapes a landscape where the ordinary becomes presence.

DR
Waste, removed from the economy of disposal, becomes a material of attention: form, surface, narrative.
Through acts of sorting, reuse, and transformation, what was destined to disappear asserts itself as presence and reshapes our perception.
A Geneva-based artist of Turkish origin, Ibo Art has been developing a practice combining painting, sculpture, and installation for many years. Based at Usine Kugler for the past thirteen years, he creates a universe marked by vivid colors, strong vegetal elements, and the use of reclaimed materials.
With Labo Ibo, he transforms Garage 19 into a post-industrial landscape, where the remnants of consumer society acquire new meaning and value.
Islands emerge from construction debris, topped with micro-houses evoking the modern human search for belonging. Plastic flowers revived with acrylic paint suggest a nature that persists—altered, yet resilient.
At the heart of the installation, human figures adorned in white and gold transform waste into contemporary relics.
The exhibition invites viewers to reconsider what is discarded and to reflect on their own relationship to consumption, in a world where the ordinary can become a form of the sacred.
Curated by Stéphanie Prizreni
LABO IBO
Une exploration sensible des déchets transformés en formes vivantes et symboliques. Entre matière récupérée et imaginaire post-industriel, Ibo Art recompose un paysage où l’ordinaire devient présence.

DR
Le déchet, soustrait à l’économie du rebut, devient matériau d’attention : forme, surface, récit.
Par des gestes de tri, de réemploi et de transformation, ce qui était voué à l’effacement s’impose comme présence et reconfigure notre regard.
Artiste genevois d’origine turque, Ibo Art développe depuis de nombreuses années une pratique mêlant peinture, sculpture et installation. Installé à l’Usine Kugler depuis treize ans, il y construit un univers marqué par des couleurs vives, une présence végétale et l’usage de matériaux récupérés.
Avec Labo Ibo, il transforme le Garage 19 en un paysage post-industriel, où les restes de la société de consommation acquièrent une nouvelle valeur.
Des îles émergent de débris de construction, surmontées de micro-maisons évoquant la quête d’appartenance. Des fleurs en plastique ravivées à l’acrylique témoignent d’une nature persistante, altérée mais résistante.
Au cœur de l’installation, des figures humaines, parées de blanc et d’or, transforment le déchet en reliques contemporaines.
L’exposition invite à porter un autre regard sur ce qui est rejeté, et à interroger notre propre rapport à la consommation dans un monde où l’ordinaire peut devenir une forme de sacré.
Stéphanie Prizreni, commissaire de l’exposition