Ce qui s’est tu
« Pourquoi on ne dit jamais les choses ? ». Voilà la question toute simple, posée par mon filleul, qui est à l’origine de ce texte. Nous évoquions ensemble les difficultés auxquelles l’avait exposé…
Conditions
Payant — De 8 à 20 euros.
Aménagements à l'accessibilité
Handicap intellectuel
Handicap auditif
Handicap moteur

©Pierre Planchenault
Cette pièce s’apparente à une prière qui lui est adressée, et dans laquelle les souvenirs se mêlent aux songes, la mémoire s’offre à l’imaginaire, le fictif s’accouple au réel, pour tenter d’intervenir dans la mécanique mortifère du découragement. Au-delà de l’histoire intime qu’elle déploie, c’est le rapport à la transmission qui est mis au travail. Découpée en 6 chapitres, comme les stations d’un chemin de croix emprunté à l’envers, la pièce superpose l’archive, la littérature, le théâtre, à la manière d’un palimpseste, pour proposer une réécriture de la blessure. Le geste qui motive l’exposition de cette intimité n’est pas de prendre la parole comme on prendrait le pouvoir sur le cours tragique des choses, mais au contraire de la rendre à ce qui s’est tu. A ce qui, à force de se taire, a fini par tuer.
Théâtre, Jeunes, Adultes