Le Journal - Pauline Le Pichon
Pauline le Pichon joue avec les codes de la photographie et détourne ceux du journal intime. Elle nous présente des images de sa série " Le Journal " composée de 500 portraits.
Conditions
Entrée libre et gratuite
Aménagements à l'accessibilité
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Cabb
Artiste visuelle vivant dans le Nord de la France, Pauline Le Pichon joue avec les codes photographiques et invite le spectateur à s’approprier chaque image. Ses séries ont été exposées et projetées dans de nombreux lieux internationaux et nationaux : le Rugby Art Gallery and Museum (Royaume-Uni), le CICA Museum (Corée du Sud), la Fotogalerie Friedrichshain (Allemagne), la Biennale d’Issy-les-Moulineaux, la galerie Remp-Arts et l’esTRAde (France).
Pauline Le Pichon présente des images de sa série Le Journal, composée de 500 autoportraits réalisés entre mars 2013 et septembre 2014. Chaque photographie montre une action quotidienne que l’artiste vivait réellement et reconstituait pour la prise de vue. Le spectateur découvre ainsi une fiction de son quotidien, une intimité choisie et construite.
Si un journal intime recueille émotions et confidences, Le Journal détourne ces codes : il ne révèle ni les moments heureux ni les événements traumatiques vécus par Pauline — comme son voyage à Budapest en mai 2013 ou son agression en janvier 2014 — et n’évoque jamais leurs conséquences. Chaque image dessine la frontière entre ce qu’elle montre et ce qu’elle vit, construisant un avatar exposé à un regard extérieur, loin de la confidentialité d’un journal.
L’appareil photographique devient présence constante : consciente d’être observée, l’artiste agit selon ce regard mécanique. La création d’un double et d’une vie faussement transparente évoque d’ailleurs la culture du selfie.En répétant les mêmes gestes, elle cherche à explorer de nouvelles compositions. Sur 500 images, seules une vingtaine se détachent, traduisant la monotonie de sa vie à l’époque. Son visage y apparaît rarement distinct, suggérant qu’elles pourraient représenter n’importe quelle femme de son âge.
Le Journal s’inspire des autofictions de Fernando Pessoa (Le Livre de l’intranquillité, 1982) et de Sylvia Plath (La Cloche de détresse, 1963).