Rencontre autour de "Coups de Putes" avec les traductrices et un membre du STRASS
Firk est très heureuse d'accueillir les traductrices du livre "Coups de Putes" pour une discussion avec un membre du STRASS ce vendredi 3 avril!
On se retrouvera exceptionnellement dès 18h30 pour pouvoir aller voir le cabaret Purple Slut au Doc après, soyez à l'heure! ✨
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Ni condamnation, ni glorification, vers une approche matérialiste du travail du sexe ?
10 ans après la loi de pénalisation du client, quelles sont les revendications de travailleur.euses du sexe ?
Frontières, système carcéral, violences policières, quels agendas politiques derrière les lois sur la prostitution?
À propos du livre
Faut-il cautionner la prostitution pour soutenir les travailleuse.eurs du sexe ? Faut-il pénaliser les clients? La prostituée est-elle le symbole de l'oppression des femmes ? Juno Mac & Molly Smith posent un regard nouveau sur ces questions souvent conflictuelles. Elles rejettent l'alternative entre condamnation et glorification du travail du sexe, et étendent leur propos à des problématiques plus larges : les frontières, l'exploitation, le sexisme et la suprématie blanche.
En délaissant les symboles passionnés et en examinant les effets concrets de différents régimes législatifs, elles démontrent que la lutte des travailleuse.eurs du sexe est d'une importance capitale pour le mouvement social.
À propos de l'événement
Nous nous appuierons sur le livre pour replacer ces enjeux dans le contexte actuel.
En France comme ailleurs, on érige la prostituée en figure de victime qu'il faudrait sauver - du sexisme, de la traite, de l'exploitation. Sans jamais donner la parole aux principales concerné es, on écrit des lois, soit disant pour les protéger.
Loin de les sauver, ces lois nuisent matériellement aux personnes qu'elles prétendent défendre elles les précarisent, les cantonnent à l'illégalité, les exposent aux violences policières, réduisent leur pouvoir de négociation avec les clients, les repoussent aux marges de la société et limitent leur capacité d'auto-organisation.
Au nom du féminisme, ces lois servent en fait à justifier des agendas racistes et un contrôle social répressif: toujours plus de violence aux frontières, plus de pouvoir à la police, plus d'embûches administratives et de mécanismes carcéraux pour les personnes jugées indésirables en raison de leur racialisation, de leur précarité ou de leur transitude.
Dix ans après l'adoption de la loi de pénalisation du client, ses conséquences sont lourdes sur les conditions de travail, de santé et de vie des travailleuse.eurs du sexe.
Face à l'échec incontestable de ce modèle, et à l'heure où le RN dit vouloir rouvrir les maisons closes, quels horizons viser sans tomber dans les pièges du néolibéralisme et du féminisme carcéral ? Comment lutter pour la décriminalisation tout en maintenant des d'organisation indépendants ?
"Quand je pense à l'exclusion de la prostitution des mouvements sociaux et à la pertinence de la place qu'elle pourrait y prendre, je ne peux m'empêcher d'imaginer la formidable opportunité de lien, et de considérer les parallèles entre certains aspects des mouvements radicaux de justice sociale et du mouvement pour les droits des TDS, tels que la visibilité, l'autonomie et la force de la mobilisation populaire."
Pluma Sumaq