Concert : Sara Parkman
Depuis quinze ans, Sara Parkman interroge et embrasse les traditions avec franchise et finesse. Elle a ainsi créé son propre univers musical, devenant l’une des figures incontournables de la musique …
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Accès côté jardin au 10 rue Elzévir

© D. R.
Depuis quinze ans, Sara Parkman interroge et embrasse les traditions avec franchise et finesse. Elle a ainsi créé son propre univers musical, devenant l’une des figures incontournables de la musique folk suédoise contemporaine.
La musique de Sara Parkman circule avec aisance entre le sacré et le brut, entre l’intime et la brume de la forêt lors des raves nocturnes. Violoniste, chanteuse et compositrice depuis plus de quinze ans, elle continue de bousculer et redessiner les frontières de la musique folk. Aujourd’hui, elle revient avec Eros, agape, philia – un album autour de l’amour et du corps.
Son premier album solo, Sara Parkmans Skog (« La forêt de Sara Parkman », 2016), lui avait valu le titre d’« Artiste de l’année » lors de la Folk & Världsmusikgalan, une cérémonie suédoise consacrée aux musiques folk et du monde. L’année suivante, elle avait publié son deuxième album, Matriarkerna (« Les matriarches »), un disque hommage réalisé en collaboration avec son amie, la musicienne folk Samantha Ohlanders. Mais la sortie la plus acclamée de Sara Parkman à ce jour reste Vesper (« Vêpres », 2019). Nommé d’après la prière chrétienne du soir, c’est un album dédié au sacré. Il a été accueilli avec enthousiasme par la critique et été auréolé de plusieurs prix, dont le Prix culturel du quotidien Dagens Nyheter.
Avec Eros, agape, philia, Sara Parkman joue avec trois mots grecs antiques désignant différentes formes d’amour : Eros, l’amour romantique ou érotique ; Agapè, l’amour divin ; et Philia, l’amour amical ou familial. Le résultat en est un disque qui murmure, dans toutes les langues de l’amour, la tendresse humaine. Il parle du désir, de l’espoir, des vœux silencieux. De l’étourdissement né de l’angoisse autant que de la douceur du contact de la mousse. De l’amour éphémère et de l’oubli de soi-même. De l’abandon, du languissement, du doute.
Tradition ou innovation, chambre ou club nocturne ; la musique de Parkman n’est jamais une chose ou son contraire, mais un mélange de multiples éléments, parfois perçus comme opposés mais qui créent une étrange et parfaite harmonie.