Hôtel de Ville de Cavaillon
Place Joseph Guis, 84300 Cavaillon
Vaucluse
Provence-Alpes-Côte d'Azur
L’hôtel de ville
L’hôtel de ville est construit sur l’ancienne maison commune. Celle-ci, de l’époque médiévale, était située sur la « place publique » et abritait les réunions du Conseil de la Communauté - composé de deux consuls noble et bourgeois et des chefs de famille propriétaires. Les assemblées avaient lieu à « son de trompe ».
La vétusté de cette maison communale est dénoncée dès 1728.
Pour obtenir satisfaction, le conseil de la communauté requiert auprès du vice-légat - représentant du pape dans le comtat, à ce moment Acquaviva - la possibilité de prélever une taxe spéciale sur les habitants durant plusieurs années pour réunir les fonds nécessaires à la reconstruction de l’édifice.
En 1749, le 13 avril, ... lecture de la décision de la reconstruction de la maison qui devient alors l’hôtel de ville. L’évêque, alors Mgr Manzi, donne également son aval.
Commence alors la destruction de la maison commune et de deux maisons mitoyennes.
Les travaux s’étendent de 1749 à 1755 et sont confiés à l’architecte Mottard pour le gros oeuvre.
Le plan du bâtiment est en U autour d’une cour pavée en pierre de Durance et petits cailloux de couleur sur des dessins de Mottard.
La façade principale est au nord, d’ordonnance classique avec un balcon en fer forgé et les armoiries, aujourd’hui disparues, du pape, du vice-légat, de l’évêque.
Les ailes, visibles au sud, abritent :
- à l’est au rez-de-chaussée le setier - grenier communal. Au 1er, la salle des comptes.
- au nord, au 1er, la salle consulaire
- à l’ouest, au rez-de-chaussée le mont-de-piété, les locaux de la Justice de Paix. Au 1er, la salle des archives, les logements des valets de ville.
Les arcades entre le péristyle et la cour sont fermées par des grilles - identiques à celle du grand escalier - elles aussi aujourd’hui disparues.
Le péristyle était à l’origine voûté, mais celle-ci menaçant de s’écrouler dès 1752 fut transformée en plafond. Mottard dut également changer le grand escalier prévu à l’est pour l’aménager à l’ouest où il pouvait bénéficier du soutien de la maison mitoyenne.
La décoration intérieure est confiée au sculpteur Charmot de l’Isle sur Sorgue qui interviendra à la synagogue, 20 ans plus tard. Ses ouvrages ont été détruits lors des grands travaux de l’hôtel de ville au 19è. D’autres maîtres d’oeuvre interviennent sur les deux chantiers, c’est le cas notamment de Isoard, maître serrurier.
Au 19è, l’essor économique et démographique entraînent un développement des activités des services municipaux et obligent à une extension du bâtiment.
Le plus notable est l’acquisition d’une maison à l’ouest qui permet de dédoubler la façade nord - refaite à l’identique - et par là d’augmenter les locaux. On y trouve la caisse d’épargne, la salle des syndicats et la société de secours mutuels, trois chambres de sûreté reliées au commissariat - actuelle salle des gardes. Au 1er, aménagement de la salle des mariages, des archives, ainsi qu’un couloir menant aux services administratifs - état civil, secrétariat, cadastre, recrutement.
En 1896, installation de l’éclairage électrique dans les locaux.
En 1970-80, acquisition de l’ancien dispensaire où l’on trouve aujourd’hui la permanence des adjoints, le service communication ...
Mais, en 1895, une grande innovation, c’est l’installation de la verrière de la mairie, cette belle dame aujourd’hui centenaire. La cour alors protégée s’ouvre aux fêtes et bals notamment au moment de l’armistice. Mais le pavage du 18è ne convient pas aux chevilles des danseurs. Il est donc voté la confection d’un nouveau revêtement en mosaïque pour les bals, concerts, réunions publiques.
Tags
Architecture contemporaine remarquable, Monument historique, Édifice civil public
Accès
Deux parkings payants à côté ; zone 1h gratuite ; RDC accessible aux PMR ; Pas d'ascenseur pour les étages dont la salle de mariage

Service Patrimoine et Musées de la Ville de Cavaillon