Rencontre avec Kim Thúy

Le 15.04 à 20h, le Centre culturel canadien vous convie sur Facebook et sur YouTube pour une rencontre exceptionnelle avec l’autrice québécoise d’origine vietnamienne Kim Thúy

L'autrice Kim Thuy, au Devoir. Photo : Valerian Mazataud

Pour notre programmation d’avril, le Centre culturel canadien met en lumière la puissance et la créativité des femmes artistes canadiennes.

Le 15.04 à 20h, le Centre culturel canadien vous convie sur Facebook et sur YouTube pour une rencontre exceptionnelle avec l’autrice québécoise d’origine vietnamienne Kim Thúy à l’occasion de la parution en France de son nouveau roman Em aux Editions Liana Levi.

Cette conversation en ligne est animée par la journaliste Sophie Joubert (L’Humanité, service culture).

Au Vietnam, le mot em sert à dire sa tendresse, sa délicate attention pour l’autre, plus jeune ou plus âgé. Em, c’est le fil qui relie les ouvriers des plantations de caoutchouc en Indochine aux femmes des premiers salons de manucure en Amérique du Nord tenus par d’anciens boat people (réfugié.e.s de la mer). Kim Thúy nous fait voir comme jamais les liens d’amour et de haine entre les vies brisées de la guerre du Vietnam ou « guerre américaine ». Au prisme d’une réalité longtemps taboue : les enfants métis, nés de colons français, puis de soldats américains. Une destinée terrible, comme toutes les histoires vraies entremêlées avec fulgurance dans cette traversée bouleversante de l’histoire de son pays natal, le Vietnam.

Extrait :
La guerre, encore. Dans toute zone de conflit, le bien se faufile et trouve une place jusque dans les fissures du mal. La trahison complète l’héroïsme, l’amour flirte avec l’abandon. Les ennemis avancent les uns vers les autres dans un seul et même but, celui de vaincre. Dans cet exercice qui leur est commun, l’humain se révélera à la fois fort, fou, lâche, loyal, grand, grossier, innocent, ignorant, croyant, cruel, courageux… Voilà pourquoi la guerre. Encore.

Kim Thúy est née en 1968 à Saigon en pleine guerre du Vietnam. À l’âge de dix ans, elle fait partie des centaines de milliers de boat people fuyant le régime communiste. Installée à Montréal, elle exerce différents métiers – couturière, interprète, avocate ou encore restauratrice – avant de se consacrer à l’écriture. En 2010, Ru est un best-seller en France et au Québec. Traduit dans plus de vingt pays, il obtient le Prix du Gouverneur général et le Grand Prix RTL-Lire. En 2018, elle est finaliste du Prix Nobel Alternatif. Avec Mãn (2013), Vi (2016) et Em (2021), Kim Thúy poursuit l’exploration de son identité double.

En partenariat avec les éditions Liana Levi.