CODE IS LAW - Exposition collective [visite commentée]

Visiter en vidéo l'actuelle exposition du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris et découvrez les différents artistes et œuvres présentes en galerie et cours.

© Jeanchristophe Lett

Force est de constater notre impuissance à pouvoir accueillir du publics, Le Centre Wallonie-Bruxelles vous invite, à travers une vidéo, à découvrir notre actuelle exposition collective numérique.

VIDÉO DISPONIBLE >>> ICI <<<

Exposition collective
JACQUES ANDRÉ

ANTOINE BERTIN

LAURA COLMENARES GUERRA

FRANÇOIS DE CONINCK & DAMIEN DE LEPELEIRE

NATALIA DE MELLO

JONATHAN SCHATZ

ALEX VERHAEST

ERIC VERNHES

CLAIRE WILLIAMS

PERFORMANCES :

Jacques André, MES ORGANES MES DATA, 6 mars 2021

Jonathan Schatz, MINAKAMI, 6 mars 2021

(les horaires seront communiqués ultérieurement)

Proposition a été faite par le Centre Wallonie-Bruxelles | Paris à deux commissaires français - Carine le Malet & Jean-Luc Soret - d’assurer le commissariat d’une exposition dont le titre « Code Is Law » s’inspire d’enjeux exposés dans un article de Lawrence Lessig¹ qui a fait manifeste, relatif entre autres aux ressorts du code, à la neutralité du net et à la question éminemment contemporaine de régulation du cyberspace.

L’exposition agrège des artistes belges et internationaux basé.e.s à Bruxelles ou en Wallonie.

La proposition curatoriale développée s’axe autour d’une approche interdisciplinaire de la pratique du code informatique dans l’art contemporain.

Extrait de la note de commissariat

« Dans nos sociétés interconnectées dont toutes les dimensions semblent désormais organisées par la rationalité informatique, CODE IS LAW nous invite à faire un pas de côté en traversant un archipel d’œuvres qui illustrent le potentiel esthétique, la portée poétique de la programmation dans l’art, mais également sa dimension politique, qu’il s’agisse des promesses d’une vision positiviste de la technologie, d’un rêve de développement symbiotique avec notre milieu, ou qu’il soit question du pillage consenti de nos données personnelles, de celui des ressources naturelles ou des périls que l’omniprésence des algorithmes fait peser sur nos capacités cognitives, nos vies privées et nos libertés.

Le titre de l’exposition est issu d’un célèbre article de Lawrence Lessig, paru en janvier 2000, qui nous met en garde contre le pouvoir délétère du code, si la loi du cyberespace venait à supplanter certaines des valeurs constitutionnelles de nos démocraties. Dans ce contexte de mise au ban annoncée de l’humain et de ses libertés, les stratégies de contournement, les interprétations subversives, les actes de résistance multisensorielle des artistes peuvent-ils essaimer et esquisser des alternatives à l’avenir coercitif que l’on nous annonce ?

En permettant d’aborder des enjeux anthropologiques, socio-culturels, politiques et philosophiques de l’omniprésence computationnelle par le biais de la distanciation artistique et poétique, les oeuvres présentées dans le cadre de cette exposition, sous la forme d’un cabinet de curiosités du 21e siècle, tissent des correspondances qui nous invitent à mieux saisir les ressorts de la complexité inhérente aux langages informatiques et illustrent le pouvoir d’émancipation de l’imaginaire et l’importance de notre subjectivité que l’injonction technologique de plus en plus performante tend à asservir. »

¹Professeur de droit à la Harvard Law School et Fondateur du Center for Internet and Society.

Ortsbeschreibung

127-129 rue saint martin 75004 paris

Cyberspace: Plateforme en ligne