4 EXPOSITIONS
Visite libre
1. Traits de côte, Arpents de mer
Association MALTAE* – Hyères
En synthèse de l’expérimentation de gestion intégrée des zones côtières de la côte des Maures : l’enjeu de l’adaptation des paysages existants face à la montée des eaux et au recul du trait de côte.
Traits de côte, arpents de mer est née d’une rencontre entre le photographe auteur Jean Belvisi et les architectes urbanistes Odile Jacquemin et Jean-Louis Pacitto, lors de l’exploration menée sur le littoral des Maures dans le cadre d’une expérimentation de Gestion Intégrée des Zones Côtières de 2006-2007 portée par MALTAE sur le littoral varois en association avec le SIVOM du Littoral des Maures.
Tout à la fois carnet de bord et exploration sensible de l’écoulement des saisons et de la richesse des sites, cet ouvrage accompagne une exposition qui met en miroir le regard du photographe – vingt triptyques et soixante photographies -, avec les réflexions entre arts et sciences de Mémoire à Lire, Territoire à l’Écoute, sur l’aménagement du littoral.
Servant la trace de l’expérimentation, et se voulant prolongement de la concertation engagée, le carnet de bord et l’exposition restituent au public l’exploration collective ; Itinérante, l’exposition poursuit sa route et se veut à chacune de ses étapes une nouvelle invitation à s’exprimer sur l’avenir du littoral.
* MALTAE : Mémoire A Lire, Territoires A Ecouter
2. Forêt Infrastructure, l’espace antagonique du PNR Sainte Baume
Master Suzanne VELAN – ENSA Paris Malaquais
« Rétablir l'équilibre entre le volet naturel et le volet artificiel «
Dans ce travail de recherche, il a été développé une réflexion autour de la forêt infrastructure en prenant le cas du Parc Naturel Regional de la Sainte Baume, qui synthétise parfaitement la question du concept occidental de nature et ses paradoxes. Le choix de ce parc amène différents prismes de réflexions dont, notamment, celui des mythes et des légendes de ce territoire. La forêt de la Sainte Baume a été le sujet de nombreux récits, dont un poème bien connu de Jean Aicard.
Pour cette recherche, le terme forêt-infrastructure est créé en écho au terme d’infrastructure naturelle, qui, lui, est déjà existant. L’infrastructure naturelle représente les systèmes naturels et l’importance de ce capital en tant que patrimoine. La volonté de cette recherche est de faire entrer la nature dans le système de l’infrastructure pour mettre en valeur sa nécessité au même titre qu’une autre infrastructure artificielle. Il s’agirait de mettre en place un statut pour la nature dans le cadre de ses services rendus et pour éviter son artificialisation. Le terme forêt-infrastructure désigne la transformation de la forêt en infrastructure en conséquence du rapport occidental à la nature, aux mythes et au paysage.
3. Athènes, ville suspendue .
l’Axe ré-activé, l’ilôt re-produit
PFE architectes DE Alaïs CHOILLOT et Dilara AKKULAK – ENSA Marseille
« Etude de régénération au rythme de nos pas d’un quartier clé d’Athènes : le quartier Psiri. Retrouver la ville « du quart d’heure » pour rejoindre tous les services essentiels.
À travers la requalification des rez-de-chaussée, la réactivation des seuils et des cœurs d’îlots, ainsi que l’implantation de programmes productifs, culturels, résidentiels et de savoir, le projet réinscrit Psiri dans une dynamique plus équilibrée. Il ne s’agit pas de nier les flux qui traversent le quartier, mais de leur redonner un ancrage, une épaisseur et une continuité à travers des lieux du quotidien.
Les ateliers, les logements, la halle et la tour hybride participent ensemble à la reconstruction d’un tissu de proximité où le travail, la transmission et l’habiter se côtoient. De la même manière, l’axe d’apprentissage, composé d’un centre des savoirs, d’une cathédrale des sports, de thermes urbains et d’un cercle des artistes, contribue par le soin du corps et de l’esprit à renforcer l’autonomie du quartier. Les habitants peuvent ainsi apprendre, produire, se rencontrer, se cultiver et habiter au sein d’un même territoire.
La marche devient alors un véritable outil de projet : elle relie les espaces, révèle les activités, favorise les rencontres et permet une réappropriation progressive du quartier par ses habitants.
Cette vision s’inscrit dans la complémentarité entre Hermès et Hestia. À la figure du passage, de l’échange et du mouvement s’ajoute celle du foyer, de la permanence et du rassemblement. Entre ces deux dimensions, le projet cherche à retrouver un équilibre : celui d’un quartier à la fois traversé et habité, ouvert et ancré, vivant autant par ses flux que par ceux qui y demeurent.
Un pas, puis un autre. Le quartier d’étire, respire, se réinstalle.
Et Psiri cesse d’être un décor : il redevient un lieu où l’on fait, où l’on habite, où l’on revient.
4 Redirection
Vers un horizon nourricier : la métamorphose d’un gisement commercial – Miramas (13)
PFE architecte DE Mathilde CARRERE – ENSA Marseille
« Réhabilitation socio-écologique d’une friche industrielle »
Miramas est une commune plus « pauvre » que la moyenne française (taux de chômage 10% contre 7,5% en France, salaire moyen plus bas que la moyenne). Il nous est apparu nécessaire de développer un territoire nourricier local pour Miramas, afin de garantir à ses habitant.e.s des ressources alimentaires.
Nous avons alors proposé de conjuguer des opérations multiscalaires et à différentes temporalités, afin de prévoir ou accompagner le développement du territoire agricole nourricier de la commune à l’aune de 2050 / 2070.
De ce fait, deux logiques se mettent en place : l’infiltration de centralités agricoles dans la commune et la culture en lisière comme limite de la tâche urbaine.
Déroulé des visites
- 10h30 : ouverture de l’accès à l’exposition
- Accès libre avec possibilité de présentation commentée
- 20h30 : fermeture de l’accès aux expositions.
Informations pratiques
- Samedi 17 Octobre : toute la journée de 10h30 à 20h30
- Salle Dreamaway, 10 place Vincent Raspail, 83000 Toulon
- Accès libre et visite commentée sur demande.
Expositions prêtées gracieusement par MALTAE, Suzanne VELAN, Alaïs CHOILLOT et Dilara AKKULAK, Mathilde CARRERE. Supports financés par la maison ALTANA avec le soutien de ses partenaires.