Pigalle-Martyrs, sur les pas des personnes illustres du 19ᵉ siècle
Promenade urbaine dans le 9ᵉ arrondissement
Sábado 19 septiembre, 10:00

CAUE de Paris - V. Guiné
À l'occasion des Journées européennes du patrimoine, la Mairie du 9e arrondissement de Paris, en partenariat avec le CAUE de Paris, propose au grand public une promenade urbaine commentée co-conçue avec le conseil de quartier Pigalle-Martyrs.
Découvrez le quartier Pigalle-Martyrs dans le 9ᵉ arrondissement, repère culturel, artistique et social dès le XIXᵉ siècle.
La distinction entre la Nouvelle Athènes et le quartier Saint-Georges tient moins à des frontières précises qu’à une succession de lotissements autorisés dans les années 1820. Dès 1819, le financier Adolphe Lapeyrière viabilise les terrains autour de la rue de la Tour-des-Dames, entre les rues Blanche, Saint-Lazare et La Rochefoucauld. Ce premier noyau, bientôt nommé « Nouvelle Athènes » (1823), affirme une identité néoclassique et une forte ambition culturelle.
La même année, un nouvel arrêté permet l’extension vers l’est et le nord, menée notamment par André Dosne autour de la future place Saint-Georges et des anciens jardins de Ruggieri et Tivoli. Ce second développement structure un réseau de rues plus ample, renforcé après 1824 avec l’ouverture de la place et de ses voies rayonnantes.
D’abord distincts, ces ensembles deviennent rapidement contigus, puis indissociables à mesure que l’urbanisation s’intensifie. Dès la fin des années 1820, artistes et élites de la nouvelle bourgeoisie s’y installent, effaçant les limites initiales : « Nouvelle Athènes » et « Saint-Georges » finissent par se superposer en un même paysage urbain.
Le quartier s’impose comme un pôle culturel majeur, attirant toutes les grandes figures artistiques et littéraires. Cafés, brasseries, ateliers, théâtres, cénacles, salons et plus tard galeries deviennent des lieux d’échanges où se forge l’identité de l’un des quartiers les plus influents du Paris du XIXᵉ siècle.
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