Po Chapé - Cie Difé Kako au Conservatoire Maurice Ravel, Paris 13e
Pièce chorégraphique dont le propos central interroge les problématiques de la différence, de l’expression de l’individu, connecté à ses racines et faisant face à l’acculturation.
Este evento incluye adaptaciones de accesibilidad
Discapacidad auditiva
Discapacidad visual
Discapacidad psicológica
Discapacidad motriz

Peguy Fargues
“Po chapé”, qui signifie littéralement en créole “peau sauvée”, désigne, suite à l’histoire de l’esclavage, la peau de celui qui par un certain métissage, “échappe” à la condition de celui qui est complètement de lignée noire. Dans ce titre, Po chapé, transparait déjà le propos central de la pièce : la question de la différence, de l’expression de l’individu, connecté à ses racines, à sa culture et la question de l’acculturation.
Une exploration qui se situe dans la continuité du travail mené par la chorégraphe Chantal Loïal, autour des identités noires et de la diaspora, et dans le prolongement de son solo On t’appelle Vénus, autour de la Vénus hottentote.
Prenant comme prétexte Château Rouge, quartier “africain” de Paris situé dans le 18e arrondissement, Chantal Loial questionne la domination d’un modèle culturel occidental, corrélée au culte de l’apparence médiatique, qui dans sa forme extrême conduit des gens à renier une part de leur identité, en se blanchissant la peau ou en utilisant de faux cheveux.
Ces comportements dangereux, véritables déconsidérations de soi-même et de son propre corps, sont les stigmates de l’esclavage et de la colonisation.
danse, spectacle, discrimination, 1768584523886_3_1768584523886, culture, acculturation