Les nuits barbares
Une fresque métissée aussi intense qu’universelle. Par Hervé Koubi.
Jueves 20 mayo 2027, 20:00

Gyorgy Jokuti
Une douzaine de danseurs formés à l’école de la rue, déploient une danse énergique et saisissante, mêlant hip-hop, capoeira et danse contemporaine.
Avec Les nuits barbares ou les premiers matins du monde, Hervé Koubi poursuit une quête intime entamée avec Ce que le jour doit à la nuit. En plongeant dans les racines méditerranéennes de ses ancêtres, le chorégraphe explore une histoire enfouie, faite de migrations, de métissages et d’héritages oubliés. Le chorégraphe franco-algérien cherche à révéler la richesse et l’humanité des cultures dites « barbares », tout en questionnant notre regard souvent façonné par une vision occidentale du monde.
Sur scène, les danseurs, venus notamment d’Algérie et du Burkina Faso, mêlent courses, sauts, portés et acrobaties dans une succession de tableaux époustouflants. Entre puissance brute et précision, leurs corps racontent le combat, l’élan vital et la fraternité. Portée par des
musiques allant de Mozart à des compositions traditionnelles algériennes, la pièce présente une fresque sensorielle et vibrante, entre ballet contemporain et énergie urbaine.
Avec force et générosité, Les nuits barbares nous rappelle que ces héritages mêlés constituent une part essentielle de notre humanité commune.