Ce qui reste. Lionel Sabatté
Lionel Sabatté investit l’ensemble du Musée de la Chasse et de la Nature avec une exposition monographique réunissant peintures, dessins, sculptures et tapisseries, dont une majorité d’œuvres…
15 octubre 2026 - 21 febrero 2027

Lionel Sabatté, ADAGP, Paris, 2026 / © Grégory Copitet
Une matière qui porte la mémoire du vivant
Poussière, rouille, laine, ongles, peaux mortes, ciment : Lionel Sabatté travaille des matériaux situés aux marges du vivant et du déchet. Sous ses mains, ces résidus deviennent le lieu d'une transformation permanente, brouillant les frontières entre règnes animal, végétal et humain. Au cœur de son travail, l'oxydation, soit la réaction du fer et de l'oxygène, fait naître des compositions où la rouille et les pigments deviennent les traces visibles d'une matière en perpétuel changement.
Réensauvager le regard
Cerfs, loups, sangliers, ours, chiens, oiseaux : les figures les plus emblématiques du musée traversent l'exposition, mais jamais sous leur forme attendue. Le chien y redevient loup, les brebis se métamorphosent en créatures sauvages, les oiseaux se font paysages. Entre construction et ruine, puissance et fragilité, ces figures interrogent la perte et l'altération comme des nécessités du vivant plutôt que comme des menaces.
Un parcours dans tout le musée
L'exposition s'ouvre dans la cour avec Mort fertile, sculpture monumentale en bronze représentant un cerf dont les bois s'enfoncent dans la terre où l’image d'une perte qui devient promesse de renaissance. Le parcours se déploie ensuite à travers la salle d’exposition temoraire puis dans les salles du parcours permanents.
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