Regard croisés Un dialogue comme une comparaison entre les passions respectives de Jacques DUMERY, céramiste et Miche GEMIGNANI, peintre.
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REGARDS CROISÉS
Cela fait plus de 15 années que nous nous côtoyons. Cette rencontre fut le fruit d’échanges positifs sur nos travaux respectifs, c’est donc tout naturellement que l’envie d’exposer ensemble se fit jour pour une comparaison, ou plus exactement un « regard croisé » sur nos passions.
La peinture et la céramique
Pour la clarté de la monstration les œuvres présentées seront déchronologiques sur plus d’une vingtaine d’années, soit sur une forme thématique ou simplement diachronique. Le parcours de chacun des artistes sera tantôt séparé, tantôt ponctuellement mêlé pour une confrontation interpellative à partager avec le regardeur, illustrant ainsi ce regard croisé.
Jacques DUMERY
Céramiste « Après avoir réussi à maitriser le rouge sang de bœuf, les céladons et les superpositions, désormais le SHINO qui répond au concept du Wabi Sabi me passionne. Cette éthique prône le retour à une simplicité, une sobriété paisible pouvant influencer positivement l’existence où l’on peut reconnaitre et ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes. Avec mes mots d’occidental, ayant vécu six années en Extrême-Orient, je dirais que je suis à la poursuite du « PARFAIT DE L’IMPARFAIT ».
Michel GÉMIGNANI
Peintre « On dirait les fleurs de marais » dont Jean-Pierre Madelon m’a fait l’honneur d’écrire un texte élogieux dans le catalogue de l’exposition éponyme en 2017. Pour ma part il est question de nouvelles gammes de couleurs où l’ivresse gestuelle et l’outrance colorée confrontent une lecture de joyeuse impertinence et bien sûr laisse au regardeur la possibilité d’un tout autre : « On dirait ». « Confidences »: thème volontairement complexe. Il s’agit de décrire picturalement la beauté singulière de deux êtres du même sexe, l’exaltation et la grâce de leurs sentiments dont le combat reste à défendre et l’on peut espérer une meilleure compréhension pour ce choix de vie qui ne peut s’altérer malgré certains atavismes archaïques les censurant encore aujourd’hui. Je citerai Gustave Courbet qui m’inspira déjà ce thème au regard de la série des « Deux amies » intitulé aussi « Paresse et luxure » ou « Le sommeil » qui fut, parait-il, refusé au salon de 1886 pour inconvenance !… L’écrivaine irlandaise Edna O’Brien, notamment dans son roman « Les grands chemins », là les figures de femmes dont le désir, la passion et, les meurtrissures de leur relation amoureuse, sont décrits avec élégance et finesse qui m’ont perdurablement touché. Sans oublier le film « Benedetta » de Paul Verhoeven, là aussi le propos n’est pas de choquer mais plutôt de situer les personnages sur un niveau métaphorique comme l’exprime si bien son interprète Virginie Efira, et bien d’autres exemples comme le portrait de « La jeune fille en feu » de Cécile Sciamma dont la raison du récit n’est pas de provoquer, mais au contraire d’exprimer la morbidesse et la grâce des sentiments avec véracité et justesse. C’est ce que j’ai essayé d’interpréter avec les moyens que sont les miens : la peinture et rien qu’elle.
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