Laboratoire des nomades : danse et rites
Un rite au sens commun, hors religions, est une façon de se rassembler, d’affronter les situations de crise, de transformer la souffrance. C’est une façon de redonner à la danse sa place dans la vie.

Mouvements - espaces - récits - rites
Bienvenue :
* à toute personne curieuse sans formation spécifique préalable, sans frontières identitaires,
* aux artistes, aux enseignants, aux thérapeutes, aux chercheurs, aux apprentis, toutes disciplines,
* en français ; possibilité de traduire en anglais ou espagnol.
Après plusieurs escales, le laboratoire des nomades revient en terre d’Arles.
On y parle la langue sans frontière des corps en mouvement. La langue des nomades. Celle qui habite les humains depuis la préhistoire, comme depuis la petite enfance : le mouvement pour vivre.
Nous proposons de suivre la piste des nomades. Dans une période qui donne le vertige : grands incendies, effondrements, repli sur soi, violences chroniques, précarités… le laboratoire des nomades propose, en ces temps bousculés, un espace à contretemps, pour partager de quoi cheminer dans l’incertitude.
Les nomades s’orientent selon le soleil, les saisons et les fleuves. Ils nous enseignent le souvenir des biorythmes et la réinvention des rites saisonniers. Le calendrier du laboratoire des nomades s’organise autour de deux moments : le passage de l’automne à l’hiver, et le passage de l’hiver au printemps.
La résidence « nos morts » ouvre la saison automne - hiver 2026 en terre d’Arles. Quelques jours pour prendre le temps d’écouter nos morts individuelles et collectives, d’observer le raccourcissement des jours et l’allongement des ombres, de provoquer l’inattendu.
La résidence a lieu dans la salle Parade, quartier de la Roquette, et dehors : dans la ville, la nécropole, au bord du Rhône… C’est une invitation au voyage pour les Arlésiens, les Arlésiennes et pour celles et ceux qui viendront d’ailleurs : Bruxelles, Paris, Portugal, Espagne, autres régions... Dans l'esprit de rencontre et de découverte d'une terre de l'intérieur, nous avons mis en place une formule économique qui favorise l’hébergement par les habitants.
" Qui sommes-nous ?
> Carolina Morais Fonseca est nomade : elle danse sa vie et sa vie est un voyage. Elle parle de multiples langues, dont la langue mystérieuse du duende ; elle a l’art de déplacer le sacré et le profane dans des gestes à la fois anciens, collectifs et contemporains. Elle a consacré toute sa vie à l’étude profonde de la danse, du corps et de l’espace. Elle relie les mondes gitans, tsiganes, nomades, de l’Asie Centrale à l’Inde, en passant par l’Europe…
> Salima Brahimi est avant tout pédagogue__. Elle a un talent pour donner à chacun la capacité de devenir responsable de son cadre. Marquée dans son enfance par l’exil et le déracinement, Salima éprouve le besoin de faire en sorte que les gens se sentent bien dans ce qu’ils ont construit. Elle a une profonde expérience en pédagogie institutionnelle. Des écoles des devoirs aux cours d’escalade en passant par la danse, elle transmet le duende.
> Et moi-même, votre troisième guide. Je proposerai des outils pour révéler ce qui est enfoui. Après un chemin de plus de 10 ans dans la danse, j’ai tissé, chemin faisant, le duende et la pratique life art process à mes écritures et à ma vie, Et c'est ce que je souhaite désormais partager à mon tour, avec la création du laboratoire des nomades. "
Pauline de La Boulaye
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