Découvrez l'exposition de l'artiste Tanguy Bidou où l'’objet est le prolongement de notre souffle et devient la trace de notre présence. Tout évoque un monde qui se bricole, ...
Tanguy Bidou
Exposition
Vernissage le 13 novembre à 18h.
Des objets qui font semblant : d’être une grotte, une machine, un oiseau, un corps. Les couleurs sont franches : du jaune citron, du rose chewing-gum, du vert menthe. À côté des sculptures, des dessins à la gouache anticipent ou prolongent le geste. Ils tracent les contours d’un monde instable, où les formes se répètent, comme une collection de figures possibles. Les sculptures se métamorphosent en instruments. Nous jouons quelques minutes, en improvisant, en nous soutenant les un·es les autres. Les sons ― de cuivre, de cor, de conque ― surgissent comme des voix animales ou gutturales. L’objet est le prolongement de notre souffle et devient la trace de notre présence. Tout évoque un monde qui se bricole, fait de gestes simples, d’images tenaces et du désir de croire que tout pourrait, soudainement, se mettre à danser.
Qui est Tanguy Bidou ?
Tanguy Bidou est né en 1999 à Ivry-sur-Seine. Diplômé en 2025 de l’École
Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris après une licence en
cinéma et audiovisuel à l’université de la Sorbonne Nouvelle/Paris 3, il
poursuit actuellement son parcours à travers le programme de résidence
d’accompagnement d’artistes émergents à la Fabrique Pola (Bordeaux).
Il suffit d’une cuisine. Un lavabo pour l’eau courante et la vaisselle, un robot
batteur, des casseroles. Mélanger les ingrédients, travailler la pâte, l’étaler
sur le moule et laisser reposer. La ligne droite se transforme en inclinaison
souple, l’architecture en organisme. Dans la cuisine, la pâte déborde,
s’affaisse, se courbe. Les formes résistent à l’angle droit par leurs courbes et
leur rugosité. Le plâtre hésite entre végétal, organique et mécanique.
L’enfance affleure, non pas comme un souvenir, mais comme une manière
de regarder. Des formes hors d’échelle qui flottent, qui glissent et qui
dérapent. Des objets qui font semblant : d’être une grotte, une machine, un
oiseau, un corps. Les couleurs sont franches : du jaune citron, du rose
chewing-gum, du vert menthe. À côté des sculptures, des dessins à la
gouache anticipent ou prolongent le geste. Ils tracent les contours d’un
monde instable, où les formes se répètent, comme une collection de figures
possibles. Cinq sculptures se métamorphosent en instruments. À cinq, nous
jouons quelques minutes, en improvisant, en nous soutenant les un·es les
autres. Les sons ― de cuivre, de cor, de conque ― surgissent comme des
voix animales ou gutturales. L’objet est le prolongement de notre souffle et
devient la trace de notre présence. Tout évoque un monde qui se bricole, fait
de gestes simples, d’images tenaces et du désir de croire que tout pourrait,
soudainement, se mettre à danser.