En cette rentrée 2026 la Galerie la Forest Divonne présente l’exposition évènement Habiter le paysage au travers des peintures récentes de huit paysagistes majeurs. Une vision inédite du paysage qui sera présentée dans les deux espaces de la Galerie La Forest Divonne : à Paris dès le 17 septembre et à Bruxelles dès le 5 novembre.
La galerie s’est associée à Amélie Adamo, commissaire et critique d’art, qui a réuni à cette occasion des artistes historiques de la Galerie La Forest Divonne et des artistes représentés par d’autres galeries, tous animés par la pratique du paysage en plein air : Ronan Barrot, Vincent Bioulès, Jean-Marie Bytebier, Damien Cabanes, Patrice Giorda, Alexandre Hollan, Guy de Malherbe et Abel Pradalié, et Gérard Tranquandi.
En quoi le fait d’être en extérieur, d’être un corps dans un espace-temps donné, s’incarne-t-il dans la représentation, dans la forme même de l’œuvre ? En quoi l’œuvre suggère-t-elle le motif représenté et le corps de l’artiste, son geste, son point de vue mouvant, sa sensation, sa mémoire ? Comment traduire le mouvement et le vertige du réel sur une petite surface plane et lisse ? Comment rendre vivante une peinture ? Comment la transcrire à l’atelier sur un format plus grand et souvent un matériau diffèrent ?
Autant de questions que posent les œuvres ici présentées.
Réinventer le paysage aujourd’hui c’est aller à la rencontre de quelque chose d’inconnu, prédéterminé et fixe, qui va être révélé. C’est chercher à dévoiler une âme plus qu’à faire une image. Qu’ils soient tournés vers la terre et le minéral, vers le ciel et l’atmosphère, la mer et les rivières ou l’arbre et le végétal, les paysages exposés expriment tous le rapport physique à la nature. Ils traduisent des sensations au travers d’une peinture oscillant entre figuration et abstraction, planéité et profondeur, réel et vision fantasmée.
Car ce qui est perçu est toujours travaillé par l’imaginaire, tout comme le présent dans un tableau rentre en tension avec le passé. Ainsi dans certains paysages remontent parfois des souvenirs, mémoire d’Histoire, tel le thème des baigneurs et de l’Age d’or. C’est là le mystère de tout bon tableau. Être vivant, capturer le temps et les regards.