Tamino, c’est d’abord une voix. Une voix de velours qui transporte par-delà les mers, au-delà des rives de l’Egypte, son pays d’origine. Une voix de contre-ténor qui se joue des octaves avec une facilité désarmante. Une voix qui touche, séduit, s’appuie sur des mélodies délicates, jette des ponts entre un imaginaire romantique et les volutes d’un spleen fiévreux. Tamino offre un songwriting aussi prompt au clair-obscur, hérité de ses années de conservatoire à Amsterdam qu’à une sensualité solaire, très orientale. Il y a quelques mois, l’auteur-compositeur belge fait sensation avec son premier album (Amir, Caroline/Universal, 2018) après avoir ébloui le monde entier avec « Habibi », hymne à l’amour éperdu, titre phare de son premier EP. Son grand-père, Moharam Fouad, fut autrefois l’une des plus grandes vedettes de la chanson et du cinéma égyptiens. Sa mère, pianiste de métier, l’appelle Tamino en référence au personnage de La Flûte enchantée de Mozart. Assurément, le jeune chanteur anversois, prodige au piano, à la guitare ou avec un oud, semble investi d’une mission de transmission. Entre émotion brute et don de soi.
Infos pratiques :
Dimanche 15 décembre de 20h à 23h30 (Grande salle) + [1ère partie]