Présentation d'ouvrages : Rencontre avec Valentina NAPOLITANO et Eugénie RÉBILLARD
Dans le cadre des 12e Journées de l'Histoire de l'Institut du monde arabe

Éditions Actes Sud - Presses de l'IFPO
12e Journées de l'Histoire
de l'Institut du monde arabe
Présentation d'ouvrages
Rencontre avec
Valentina NAPOLITANO
et Eugénie RÉBILLARD
auteures de deux ouvrages nouvellement publiés
-----
Bibliothèque (niveau 1)
-----
• Valentina Napolitano pour "D'une révolution à l'autre : le camp palestinien de Yarmouk en Syrie (1956-2019)"
Yarmouk, dit “Little Palestine”, est un camp de réfugiés palestiniens situé dans la banlieue sud de Damas. Construit dans les années 1950, il abritait en 2012 quelque 160 000 personnes. Au cours du soulèvement syrien, une grande partie de sa population est partie, fuyant les affrontements entre les forces loyalistes et les opposants au régime de Bachar al-Assad. Ceux qui sont restés ont été assiégés et affamés en 2013-2014 par l’armée régulière et les milices, avant de subir les atrocités de l’État islamique à partir de 2015, ainsi que les bombardements intensifs du régime, qui est parvenu en 2018 à reconquérir le camp, presque totalement en ruine.
-----
• Eugénie Rébillard pour "Imposer l'ordre : La police dans les villes et les campagnes de l'Iraq abbasside (132-334/750-945)".
La police abbasside était sans conteste un outil indispensable à la gouvernance du territoire iraqien et de ses populations urbaines comme rurales. Cette institution joua un rôle singulier, mais peu connu, dans la mise en place d’un ordre social, politique, fiscal et moral aussi bien dans les villes que les campagnes de l’Iraq abbasside (132-334/750-945). Cet ouvrage se propose de jeter la lumière sur cette institution à partir d’un corpus édité varié et de sources manuscrites inédites. En partant de « ceux qui font la police », cette enquête se penche sur le fonctionnement de l’institution et ses pratiques en accordant une attention particulière aux interactions entre les différents acteurs de la police et les populations. Elle permet d’éclairer, à travers le prisme sécuritaire, les rapports entre l’État prémoderne et les peuples qu’il gouverne. L’ouvrage envisage l’action de la police comme un processus en recomposition permanente et retrace l’histoire d’un « mode de légitimation de la force ».
-----
Modération : Vanessa Van Renterghem, professeure d’histoire de l’Islam médiéval à l’INALCO
Palestine, Réfugiés, Édition, Rencontre