l'humour aigre-doux et l'humanité dissimulés sous la cruauté et l'ironie de façade
Durée : 2h00 – salle Antoine Vitez
Après Scènes de la vie conjugale et Après la répétition en 2013, le collectif d'acteurs belges mythique, novateur depuis plus de vingt ans, lecteur passionné et dramaturge infatigable, retrouve l’auteur Ingmar Bergman. Laissant les images, il rend hommage aux mots, à l’écrivain. Bergman écrit : « Il y a une représentation si ces trois éléments sont présents : la parole, le comédien, le spectateur. C’est tout ce dont on a besoin, on n’a besoin de rien d’autre pour que le miracle se produise. » Ce sera donc sa parole, les comédiens du tg STAN et il ne manquera que vous pour que ce miracle ait lieu.
On est très vite rattrapé et happé par le jeu incroyable des acteurs qui insufflent de la légèreté et des silences dans les dialogues. Ce que Frank Vercruyssen appelle “mettre de l’air et de l’ironie”. On peut aussi qualifier cela de détachement. Rien n’est appuyé ou surjoué, tout est dit avec élégance et simplicité. La passion, la douleur, l’enfance et l’amour traversent cette pièce. Des scène de la vie, simples, jouées sur un moderato langoureux, sans précipitation par ces quatre comédiens exceptionnels.
Stéphane Capron, Sceneweb
Évoluant dans un décor léger et malléable, les quatre comédiens servent à merveille le texte d'Ingmar Bergman. Avec une intensité qui va crescendo, où la langueur savamment entretenue peut déstabiliser, ils mettent en relief les répliques ciselées du dramaturge et réalisateur suédois, parfois extraites de son autobiographie « Laterna magica » ; ils révèlent l'humour aigre-doux et l'humanité dissimulés sous la cruauté et l'ironie de façade.
Stéphane Bouquet, Les Échos
C'est du très grand art.
Jean-Pierre Thibaudat, Mediapart
Fidèles à l'esprit de Bergman, avec cette langueur, cette sobriété gorgée de cruauté, ces instants de douceur aussi, les comédiens rendent tres humains ces personnages déchires au plus profond de leur être, sans les juger. Avec leur accent nordique, ils sont plus vrais que nature.
Mathieu Pérez, Le Canard enchaîné