Plateau rock, en partenariat avec le festival la Guinguette sonore
Le Bien
Groupuscule manichéen d’outsiders vouant leur existence misérable à une quête d’absolu illusoire, mais palpitante.
Ainsi caractérise-t-on Le Bien : une aspiration mélodique de chaque instant, une volonté de se rendre agréable et de flatter l’oreille… mais également la tentation obsédante de percer le tympan, d’être hideux, d’exhiber sa défaillance et d’en faire un spectacle, comme autant de pensées envahissantes que l’on choisit raisonnablement de ne plus constamment réfréner.
Dès lors, la pop de guimauve est sacrifiée sur l’autel de la négation, méticuleusement gâchée par les saillies punk, la sidération des abstractions bruitistes et le vague-à-l’âme kraut tirant vers l’éternel. Les textes quant à eux, évoquant avec détachement les peurs, les hontes, les défaites normales, relatent d’un intime pessimiste, mais en paix avec la noirceur et la contradiction propres à l’âme humaine – sans écarter pour autant la possibilité d’un idéal réalisé, d’une utopie temporaire.
La flemme
La Flemme, c'est l'ouragan garage pop venu de Marseille — foutraque et carré, introspectif et exubérant, le genre de groupe qui s'impose sans effort apparent. Le quatuor a monté le projet en une nuit, avec deux mois pour être prêts à jouer live. Le résultat : des compos frénétiques et immédiatement accrocheuses, un premier album (La Fête, avril 2025) et déjà plus de 100 concerts en France et à l'étranger. La cité phocéenne comme nouvelle capitale du rock français ? Écoutez, et posez-vous la question.