Une exposition scientifique aux Abattoirs
Produite par le Quai des Savoirs (la grande salle étant actuellement fermée pour travaux) et le musée des Abattoirs, cette exposition explore toute la richesse du dialogue entre arts et sciences et ouvre la voie à une vision pluridisciplinaire.
Elle illustre combien ces domaines se répondent et se croisent, s’inspirent et s’alimentent réciproquement, pour mieux encourager la préservation du vivant et la transformation de nos modes de vie.
Du vendredi 3 avril au dimanche 1er novembre 2026
Vernissage jeudi 2 avril à 18h
Qu'est-ce que le biomimétisme ?
Animaux comme végétaux, les différentes formes de vie sur Terre n’ont cessé d’évoluer depuis 3,5 milliards d’années, se perfectionnant pour s’adapter à leur environnement. Cette aptitude du vivant constitue une source d’inspiration inépuisable, ayant conduit à la création de matériaux, d’outils et de technologies.
À partir des années 1990, ces recherches s’articulent autour du concept de biomimétisme, défini par la chercheuse américaine Janine Benyus. Inspiration (voire imitation) de la nature, le biomimétisme cherche avant tout à comprendre les principes de fonctionnement du vivant pour imaginer des modèles d’organisation plus durables. Dans un monde où l’humain se considère comme maître et possesseur de la nature, le biomimétisme invite ainsi à reconsidérer notre rapport au vivant et notre place dans le monde.
Une exposition pluridisciplinaire
Si cette démarche inspire une pluralité de disciplines (architecture, design, ingénierie, médecine...), des artistes et des scientifiques ouvrent de nouvelles voies et explorent différentes manières de (ré)concilier vivants, sciences et techniques dans une perspective résiliente et sensible.
L’exposition rassemble ainsi le travail de trois artistes, Pierre-Jean Giloux, Jérémy Gobé et Paula Nishijima, dont les pratiques se situent dans une observation attentive de nos environnements, où recherches artistiques et scientifiques se croisent ou se confondent.
Les œuvres présentées sont autant de possibilités de comprendre la nature et d’“apprendre à voir”, pour s’ancrer à nouveau dans notre monde. À travers une diversité de médiums ainsi que la création de biomatériaux, leur travail reconsidère la question du solutionnisme technologique, tout en encourageant la création de relations plus subtiles faites d’interconnexions et d’interdépendances.