L'Adieu aux Souverains
Le temps d’un concert, laissez-vous porter au cœur des rituels les plus grandioses de l’histoire de la musique. Ce programme réunit deux visions du sacré, deux époques mais une même quête d'éternité.

©epv
L'Adieu aux Souverains :
de la pompe de Londres au recueillement de Paris
Henry Purcell – Funeral Music for Queen Mary (1695) Purcell était le compositeur attitré de la cour et avait déjà écrit pour son couronnement et ses anniversaires. Mary, passionnée de musique, fut la principale destinataire de ses œuvres. La relation supposée entre le compositeur et la reine, ainsi que la mort prématurée de Mary, donnent à cette musique funèbre une dimension profondément humaine, presque intime, malgré son caractère officiel.
Luigi Cherubini – Requiem en ut mineur (1817) Son Requiem, composé en commémoration de la mort de Louis XVI, est souvent perçu comme une œuvre intime, presque ascétique, où la rigueur formelle et le respect du texte latin trahissent une quête de sincérité spirituelle, loin des effets spectaculaires. L'œuvre fut admirée par Beethoven, Brahms, Schumann et même Berlioz, qui salue « l’abondance des idées, l’ampleur des formes, la hauteur soutenue du style, […] la constante vérité d’expression ».